Le ministre Nicolas Marceau a dit mardi voir un parallèle entre le traitement par Ottawa du dossier du financement de l'anneau de glace couvert et celui du nouvel amphithéâtre.

Anneau de glace couvert: «Au fédéral de faire sa part», dit Marceau

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, est d'avis qu'Ottawa gère le dossier du financement de l'anneau de glace couvert de façon identique à celui du nouvel amphithéâtre. Selon lui, l'administration Labeaume était par ailleurs au courant des critères écartant l'anneau de glace du programme fédéral d'infrastructures, et ce, bien avant le dépôt de son budget la semaine dernière.
En marge d'une conférence prononcée mardi devant les membres de la Chambre de commerce de Lévis, le ministre Marceau a dit voir un sérieux parallèle entre le traitement du dossier du financement de l'anneau de glace couvert et celui du nouvel amphithéâtre par Ottawa.
«C'est au fédéral de faire sa part. Écoutez, ça me fait penser au colisée. Dans le colisée, le gouvernement du Québec a dit présent, le gouvernement fédéral a décidé de ne pas mettre une cenne. Ça leur appartient!», a-t-il formulé.
Dans son budget 2014-2015 déposé la semaine dernière, le gouvernement du Québec a réservé une somme de 32,5 millions $ pour la construction d'un anneau de glace couvert de 100 millions $ sur le territoire de Québec. La Ville de Québec s'est engagée à payer le tiers de la facture. Il ne manque plus que l'engagement du fédéral.
Le ministre Marceau soutient que l'administration Labeaume savait que le projet de construction de l'anneau de glace ne répondait pas au programme fédéral d'infrastructures rendu public le 13 février dernier par Ottawa.
«En consultation prébudgétaire à la fin janvier, j'ai rencontré le maire Labeaume. Il m'a fait part de ses priorités et, là-dedans, il y avait l'anneau de glace. J'ai dit présent. Le 13 février, le fédéral a rendu publics ses critères. Publics. Je n'étais donc pas le seul à le savoir. Tout le monde le savait à travers le Québec. Partout», a précisé le ministre.
Or, à la suite du dévoilement des critères de ce nouveau programme fédéral d'infrastructures, la Ville de Québec a persisté et a demandé une aide financière provinciale pour la construction de l'anneau de glace couvert.
«À la suite de cette annonce du fédéral, on a rappelé la Ville de Québec pour leur demander si on devait laisser ça dans nos priorités avec eux. Ils nous ont dit oui, qu'ils allaient s'arranger avec le fédéral. Quand une ville de l'importance de Québec nous dit qu'elle veut un anneau de glace, nous, on dit présent», a expliqué le ministre.
Maltais combative
Alors qu'elle refusait lundi de sortir les gants de boxe en vue d'un nouvel affrontement avec le gouvernement fédéral au sujet du financement de l'anneau de glace couvert à Québec, la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, a été plus combative mardi matin. «Je n'abandonne pas», a-t-elle lancé, affirmant que son gouvernement négociait avec Ottawa.
«On va continuer à réclamer le transfert pour pouvoir réaliser des projets comme l'anneau de glace», a affirmé Mme Maltais, spécifiant que le ministre des Affaires intergouvernementales et celui des Affaires municipales étaient présentement en pourparlers avec le gouvernement fédéral.
La fin de semaine dernière, le ministre canadien des Infrastructures, Denis Lebel, a laissé savoir que l'anneau de glace couvert tant attendu dans la région de la capitale ne pourrait pas être financé par des deniers publics fédéraux en vertu du programme de Chantiers Canada puisque ses critères avaient été resserrés. Mme Maltais, qui a admis lundi avoir été au courant peu avant le dévoilement du budget provincial jeudi, a alors indiqué qu'elle ne souhaitait pas entrer «dans une chicane municipal-fédéral».
Aujourd'hui, elle se disait même prête à donner «toute la visibilité» qu'il fallait à Ottawa. «On pense qu'ils peuvent faire un effort et laisser les municipalités décider des priorités et le Québec décider des priorités», a-t-elle répété en marge d'un point de presse annonçant des investissements dans les écoles et les infrastructures sportives de la région. 
Avec Annie Mathieu