Anne Gaboury est née à Lévis, a grandi à Lévis, habite à Lévis et travaille à Lévis, en tant que présidente-directrice générale de Développement international Desjardins.

Anne Gaboury: entre humanisme et affaires

Lauréate: Anne Gaboury, présidente-directrice générale de Développement international DesjardinsOccasion: Elle a reçu la médaille Georges-Henri-Lévesque, remise par la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval pour souligner «une contribution remarquable à l'avancement de la société, que ce soit ici, au pays ou à l'étranger».
Voilà bien des années qu'elle voyage partout sur la planète. Pourtant, lorsqu'on lui demande «qui êtes-vous?», c'est à son port d'attache qu'elle s'identifie: «Je suis une Lévisienne d'abord et avant tout.»
«Elle», c'est Anne Gaboury, présidente-directrice générale de Développement international Desjardins. Née à Lévis, a grandi à Lévis, habite à Lévis, travaille à Lévis. Elle a également étudié à Lévis... mais aussi à Québec. Au final, on comprend l'attachement à la voisine de la capitale.
Donc, elle se plaisait bien ici et ne pensait pas du tout à une carrière internationale. Surtout pas à la tête des quelque 110 employés de la branche sans but lucratif des caisses pop qui pilote des projets valant plus de 20 millions $ dans une trentaine de pays!
Non, Anne Gaboury aimait la psychologie. Voilà donc ce qu'elle a choisi à l'université. «Je suis une personne qui est fondamentalement intéressée par le comportement humain.»
À la sortie du cocon scolaire, elle a néanmoins frappé à la porte de Desjardins, à Lévis bien sûr. Recrutée, elle est restée cinq ans à la confédération des caisses... jusqu'au jour où, autour de 1995, on l'a embarquée dans un projet au Viêtnam. «Ça a été le coup de foudre!»
Changement de cap : direction Développement international Desjardins (DID). En cours de route, Anne Gaboury a complété une maîtrise en administration des affaires, d'autres cours en gestion, plusieurs heures de classe de langues... Mais elle assure encore que son boulot «financier» n'est pas très loin des sciences sociales. La «diversification» de son cursus serait même un atout : elle conjugue l'humanisme à la technique des affaires, dit-elle.
Les cultures sont fort variées et les «cadres de référence» dissemblables, observe-t-elle après presque 20 ans chez DID, dont 12 ans comme pdg. Développer des services financiers pour les petits épargnants, les agriculteurs, les entrepreneurs, dans les pays en développement comporte son lot de défis.
Ses nombreux séjours à l'étranger la stimulent néanmoins beaucoup. Discuter stratégie avec un Zambien puis rire avec un Vietnamien, voilà qui est vivifiant, relate-t-elle. «Je suis toujours en découverte. [...] J'en reviens toujours enrichie à la fois sur le plan professionnel et, encore aujourd'hui, extrêmement enrichie sur le plan personnel.»