Hip hop, Dirty Gold, de Angel Haze

Angel Haze: électron libre ***

La jeune rappeuse américaine a définitivement de la gueule et des choses à raconter, ce qu'elle fait dans son premier album studio en combinant des textes qui s'éloignent des clichés habituels du hip hop et des rythmes accrocheurs et incarnés qui, la plupart du temps, risquent de se retrouver aux platines des discothèques (A Tribe Called Red, entre autres).
Elle a d'ailleurs pu compter sur les conseils de Sia Furley (qui a coécrit Diamonds de Rihanna et Titanium de David Guetta) à l'écriture. Malgré les thèmes sombres qui puisent à son histoire personnelle houleuse (elle a vécu dans une secte jusqu'à ses 16 ans et y a subi de multiples viols) et quelques segments parlés un peu trop démagogiques où elle nous explique les thèmes de ses chansons, la survivante sait faire preuve d'humour et se la jouer plus pop, en conservant sa personnalité forte. On se serait toutefois passé des passages plus sirupeux qui s'étirent en longueur.