Le stock de morues du nord du golfe n'est plus frappé d'un moratoire et son quota a même doublé entre 2016 et 2017, de 1500 à 3185 tonnes métriques.

Améliorations en vue pour le sébaste et la morue

Les espèces de poissons de fond que sont la morue et le sébaste ont été frappées par un moratoire sur les captures depuis le plus clair des 25 dernières années. Pendant ce temps, les deux flétans, du Groenland et atlantique, vont bien. Le biologiste Hugo Bourdages, de l'Institut Maurice-Lamontagne, de Mont-Joli, note toutefois des signes encourageants pour le sébaste, surtout, et la morue.
«Il y a eu une forte cohorte [l'arrivée de jeunes poissons] en 2011. Le recrutement a été plus fort avec cette cohorte que dans la dernière forte cohorte, celle de 1980, qui a été disponible pour la pêche au début des années 90», signale M. Bourdages. Il faudra ainsi être patient pour l'arrivée de la cohorte de 2011 dans la pêche, puisque le sébaste prend une dizaine d'années avant d'atteindre les 22 centimètres nécessaires pour qu'il soit de taille légale.
Pour la morue, c'est différent. Le stock du nord du golfe n'est plus frappé d'un moratoire et son quota a même doublé entre 2016 et 2017, de 1500 à 3185 tonnes métriques, ce qui reste une infime partie des quotas des années 80. En ce qui a trait au sud du golfe, «la prédation par le phoque gris maintient un taux de mortalité très élevé», note M. Bourdages. Ces phoques sont bien moins présents dans le nord du golfe, à cause des grandes profondeurs d'eau.