Le président d'Almerys, Laurent Caredda, et Régis Labeaume

Almerys à Québec: un coffre-fort virtuel sous peu

L'implantation à Québec de la firme Almerys, filiale du géant français des télécommunications Orange, est bien en selle. Québec deviendra dès mars une vitrine technologique pour la firme en Amérique du Nord et hôtesse d'un projet-pilote de «coffre-fort virtuel» auquel participeront 30 000 citoyens de la capitale.
Almerys, qui portera à Québec le nom d'Asentri, envisage aussi de financer une chaire d'études en génie informatique à l'Université Laval.
L'entreprise française promet de plus d'amener dans ses valises quelques employés de l'Hexagone. Une main-d'oeuvre française qualifiée qui concorde tout à fait avec la volonté du maire d'attirer davantage d'immigrants à Québec.
Ces deux éléments sont les principales nouveautés du projet de système d'échange de documents sécurisés développé par Asentri qui avait été annoncé en conférence de presse à Québec en mars dernier.
Jeudi, le maire Labeaume a fait le point à Paris sur le projet avec le président et le directeur des programmes d'Almerys, Laurent Carreda, et Jean-Marie Tirbois. Dès mars, leur logiciel sera testé auprès de 30 000 citoyens de Québec. L'outil permettra notamment de recevoir et de payer, sans aucun papier, des documents comme des permis, des comptes, des réclamations et même des demandes de subventions. La méthode s'appelle de la «dématérialisation».
«Un jour, même les billets des Nordiques pourraient être dématérialisés», a lancé André Boutin, un Québécois qui occupe le poste de vice-président au développement des affaires chez Asentri.
La firme française, dont l'arrivée à Québec est un premier pas en Amérique du Nord, travaille aussi à développer des dossiers médicaux informatisés et discute actuellement avec le ministère de la Santé, a indiqué M. Boutin.
La Ville de Québec investira 1,2 million $ dans le projet d'Asentri qui devrait créer une centaine d'emplois d'ici trois à cinq ans.
Jeudi, Régis Labeaume a aussi précisé que la Ville de Québec lancera bientôt un appel d'offres pour trouver le fournisseur des quelque 30 000 clés USB qui permettront aux citoyens intéressés de faire partie du projet-pilote. La Ville lancera aussi une campagne de promotion pour inviter les gens à y participer.