Alexandre Dumont du sommet de l'Alliance des jeunes entrepreneurs du G20, qui avait lieu à Moscou du 15 au 17 juin. À 21 ans, il était le plus jeune des 400 entrepreneurs présents à l'événement.
Alexandre Dumont du sommet de l'Alliance des jeunes entrepreneurs du G20, qui avait lieu à Moscou du 15 au 17 juin. À 21 ans, il était le plus jeune des 400 entrepreneurs présents à l'événement.

Alexandre Dumont: au secours de la génération perdue

Marie-Pier Cayer
Marie-Pier Cayer
Le Soleil
Lauréat : Alexandre Dumont, directeur général et fondateur de Gazon Synthétique QuébecOccasion : Retour de Moscou de la cohorte 2013 du sommet de l'Alliance des jeunes entrepreneurs (AJE) du G20, qui a eu lieu du 15 au 17 juin.
À force de persévérance, Alexandre Dumont, fondateur de Gazon Synthétique Québec (GSQ), s'est taillé une place de choix dans le paysage entrepreneurial mondial. Le plus jeune participant des 400 entrepreneurs venus des 20 pays présents lors du sommet a fait tourner les têtes par sa soif de défis.
Soixante-quinze millions de jeunes chômeurs sont dénombrés dans le monde. «Malgré la crise économique mondiale, je suis certain de pouvoir créer de l'emploi à l'échelle mondiale », affirme le jeune homme de 21 ans. Soucieux de voir disparaître la menace d'une génération perdue, il se joint aux 81 % de jeunes entrepreneurs, sondés par la firme Accenture, qui prévoient créer de nouveaux emplois dans un horizon de deux ans.
Il souligne également l'influence des petites et moyennes entreprises dans le monde. Selon la firme Ernst & Young, les entreprises de 200 employés et moins constituent les deux tiers des entreprises mondiales. Au Canada, elles représentent 98 % du marché. «Selon moi, et lors des échanges que nous avons eus à Moscou, on doit continuer à soutenir les start-ups [entreprises en démarrage] qui génèrent énormément d'emplois.» Accenture confirme que l'innovation en haute technologie des jeunes entreprises multiplie les emplois. Chaque nouvel emploi dans le secteur des nouvelles technologies générerait plus de quatre emplois additionnels dans une économie locale.
L'innovation qu'amène son entreprise ne passe pas inaperçue non plus. «Lors d'une rencontre avec l'entrepreneur Jeff Hoffman, fondateur de Priceline, un site de réservation pour le voyage, il m'a confirmé que mon entreprise d'installation de gazon synthétique répondait à plusieurs problèmes dans le monde comme le manque d'eau, l'abondance des sols rocheux et le fléau des vers blancs», explique Alexandre Dumont.
Partenanariat
Un premier partenariat a aussi été conclu avec l'entrepreneure russe Elena Masolova. À 28 ans, celle qui a démarré quelque 50 entreprises dans le monde vaut près de 140 millions d'euros. Une faveur en attire une autre; il sera le représentant de son site eduson.tv.
Selon lui, le sommet de l'AJE G20 a sonné la cloche pour les investisseurs. «Lorsqu'on sait que les petites entreprises créent 50 % des emplois dans les pays du G20 et qu'ils reçoivent 6 % de l'investissement, il faut absolument continuer d'attirer la richesse vers elles», a-t-il ajouté.
Il a d'ailleurs bénéficié de l'appui de Québec International pour la préparation de son projet. Une vidéo, produite pour le voyage avorté du maire Régis Labeaume en Russie, lui a été remise. «La Ville veut miser sur l'attrait d'événements sportifs de haut calibre. Mon rôle était donc de montrer Québec sous ce jour-là», souligne-t-il.
Puisque son produit s'adapte à plusieurs types de projets, le directeur de GSQ regarde inévitablement vers le long terme. Dans deux semaines, il partira pour le Brésil, où les premiers plans d'un long partenariat seront dressés. «Nous avons de beaux projets pour nous là-bas avec le marché immobilier et sportif en pleine ébullition», a-t-il souligné. Il rêve déjà au prochain sommet du G20 qui aura lieu à Sydney l'an prochain. «Même si ma participation n'est pas confirmée, je garde bon espoir de faire partie de la délégation.»