Même si Adrien Pouliot habite Montréal depuis une trentaine d'années, ses racines sont à Québec. Non seulement c'est ici qu'il est né, mais c'est dans la région au «fond bleu» que se trouve sa véritable famille politique.

Adrien Pouliot veut devenir le «Amir Khadir de la droite»

Son parti porte son nom et affiche ses couleurs : Équipe Adrien Pouliot Parti conservateur du Québec. L'homme d'affaires montréalais se présente dans Montmorency, là où les familles de «cols bleus surtaxés» risquent de voter pour lui afin qu'il devienne le «Amir Khadir de la droite».
Il est grand temps que les bulletins de vote des Québécois donnent l'option d'un «véritable parti de droite», affirme d'entrée de jeu M. Pouliot. En revanche, celle de la Coalition avenir Québec (CAQ) doit disparaître. «Ça crée une diversion, c'est un mauvais chapitre dans l'alternative de droite fiscale et économique du Québec», tranche-t-il.
«François Legault est très bon pour faire des constats, mais quand arrivent les solutions, il est mêlé. Il est comme un boyau d'arrosage percé : des fois ça pisse à gauche, des fois ça pisse à droite», illustre l'avocat de formation, qui a entre autres participé à la création de l'Institut économique de Montréal.
Même si Adrien Pouliot habite la métropole depuis une trentaine d'années, ses racines sont à Québec. Non seulement c'est là qu'il est né, mais c'est dans la région au «fond bleu» que se trouve sa véritable famille politique. «Pour quelqu'un de la droite, Montréal c'est assez pénible», fait valoir le père de deux garçons.
Plus facile de s'exprimer à Québec
Il cite en exemple les radios «d'opinion» de Québec, qui permettent de s'exprimer alors qu'à l'autre bout de la 20, «c'est beaucoup plus difficile». M. Pouliot a d'ailleurs enchaîné les entrevues aux micros de la capitale nationale jeudi matin et croit qu'elles peuvent donner un coup de pouce à ses idées qui seraient d'ailleurs plus partagées qu'on le croit.
«Il y a beaucoup de gens qui sont à droite mais qui ne le savent pas. Par exemple, si tu payes 47 % d'impôts et que t'es tanné, t'es un gars de droite. Si tu penses que tu devrais avoir le droit d'envoyer tes enfants à l'école de ton choix et non celle décidée par la commission scolaire, t'es un gars de droite. Et si tu penses que 260 milliards $ de dette qu'on va mettre sur les épaules de nos enfants, ça n'a pas de bon sens, t'es conservateur», énumère celui qui présente une soixantaine de candidats, majoritairement dans la région. Il précise par ailleurs que son équipe n'a rien à voir avec celle de Luc Harvey, ancien chef du Parti conservateur du Québec «qui n'est plus dans le décor».
Adrien Pouliot juge qu'il a de bonnes chances de l'emporter dans Montmorency puisque sa formation politique s'adresse justement à la clientèle qui habite la circonscription, soit des familles de cols bleus qui gagnent 90 000 $ et «qui ont du mal à arriver» parce qu'elles sont surtaxées. Lucide, le conservateur n'espère qu'une petite percée à l'Assemblée nationale. «Je veux être le Amir Khadir de la droite», laisse tomber celui qui, justement, partage son franc parler.