Denis Lejeune rejette en bloc les accusations d'agression et de harcèlement sexuel qui pèsent contre lui.

Accusé d'agression sexuelle, le maire de Baie-Trinité blâme la plaignante

Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, rejette en bloc les accusations d'agression et de harcèlement sexuel qui pèsent contre lui. L'accusé souligne, au contraire, que c'est la plaignante qui lui aurait fait des avances et non l'inverse.
M. Lejeune a témoigné jeudi, au quatrième jour de son procès au palais de justice de Baie-Comeau, une centaine de kilomètres à l'ouest de Baie-Trinité. Il a assuré au juge François Boisjoli de la Cour du Québec que la première agression qu'on lui reproche, celle où il aurait coincé la présumée victime dans une salle de bain pour lui faire certains attouchements, ne s'est jamais produite.
Quant à la seconde présumée agression, où il aurait pris les seins de la plaignante par-derrière, le maire de Baie-Trinité a soutenu que c'est plutôt cette dernière qui lui aurait demandé de s'exécuter en ce sens. Il aurait ainsi approché ses mains de sa poitrine, mais il ne serait pas allé au bout de son geste.
Denis Lejeune, qui jure avoir toujours eu des rapports cordiaux et conviviaux avec la mère de famille jusqu'au dépôt de sa plainte aux policiers, a assuré n'avoir jamais fait la moindre avance à la victime alléguée. C'est plutôt elle qui lui aurait fait quelques propositions à caractère sexuel, propositions qu'il n'aurait jamais acceptées.
Tout au plus, l'accusé reconnaît avoir fait à l'occasion quelques blagues grivoises à la présumée victime, mais c'était sans malice et le climat de bonne entente entre les deux s'y prêtait. En conséquence, Lejeune s'est donc dit incrédule quand il a appris que de pareilles accusations pesaient contre lui. Il a aussi signalé que ces accusations empoisonnent sa vie et nuisent à sa réputation.
Rappelons que les événements reprochés à l'homme de 46 ans se seraient produits entre novembre 2011 et juin 2013. Denis Lejeune sera contre-interrogé par la Couronne ce matin.