Ce n'est que lors d'un second interrogatoire que l'ex-attachée politique Julie Boivin a avoué ses crimes.

Absolution inconditionnelle pour une ex-attachée de presse du Parti libéral

Une ex-attachée de presse du Parti libéral du Québec, Julie Boivin, obtient une absolution inconditionnelle après avoir plaidé coupable à des accusations de vols perpétrés en 2013 envers trois députés et du personnel de bureau à l'Assemblée nationale.
Lors du prononcé de la sentence, le juge Christian Boulet a retenu que l'accusé avait exprimé des «regrets et des remords importants». Il estime que les tribunaux ne devraient jamais revoir Mme Boivin.
«Elle a un désir sincère de réintégrer la société. Bien que son comportement est inacceptable, c'est un manque de jugement, un incident de parcours», a-t-il dit pour expliquer sa décision. Il a ajouté que le total de la somme dérobée, environ 600 $, a été remboursé aux victimes.
Les faits reprochés à la femme de 39 ans se sont déroulés le 12 février 2013 à l'Assemblée nationale. L'accusée occupait alors un poste d'attachée de presse à l'aile parlementaire, au cabinet du whip.
Cette journée-là, elle a profité d'un événement auquel députés et personnel politique se trouvaient pour faire la tournée des bureaux.
Parmi les victimes, la députée Marguerite Blais s'est fait dérober 180 $, Robert Poëti, actuel ministre des Transports, 150 $, et la députée Maryse Gaudreault, 45 $. Les autres victimes sont membres du personnel politique du Parti libéral du Québec.
À la suite de ces vols, Mme Boivin avait formulé une fausse déclaration aux policiers se disant elle-même victime, avant d'admettre sa culpabilité, deux jours plus tard. Elle a plaidé coupable en avril à des accusations de vol et de méfait public.