Daniel Gélinas, dg du Festival d'été de Québec, mentionne que les laissez-passer qui peuvent se transmettre d'une personne à une autre est un plus pour les commanditaires, qui obtiennent davantage de visibilité.

Abandon des billets quotidiens: le FEQ ne s'attend pas à écouler tous ses laissez-passer

Le directeur général du Festival d'été de Québec (FEQ), Daniel Gélinas, ne s'attend pas à liquider la totalité des quelques milliers de laissez-passer encore disponibles cette année, ce qui signifie que le FEQ n'émettra fort probablement pas de billet quotidien pour les spectacles encore à venir.
Même s'il ne dévoile pas le total de laissez-passer qui ont trouvé preneurs durant le Festival, M. Gélinas a affirmé qu'il en avait vendu 130 000 au moment de donner une entrevue au magazine Billboard il y a quelques semaines, ajoutant qu'il avait maintenant «dépassé le nombre de laissez-passer vendus l'an dernier». Le FEQ avait affirmé en 2013 avoir vendu 140 000 laissez-passer.
«Les billets quotidiens, c'était davantage un accommodement pour les années où tous les laissez-passer étaient vendus. D'ailleurs, si nous en émettions cette année, leur prix passerait de 30 $ à 50 $ pour des raisons de marketing. C'est ce que ça vaut et on veut que le laissez-passer demeure la meilleure façon d'accéder au Festival», indique-t-il.
Une aubaine
D'ailleurs, le magazine Billboard présentait cette semaine le FEQ comme l'une des meilleures aubaines en Amérique sur le circuit des festivals avec ses billets à 68 $ et 78 $ et ses nombreux artistes majeurs.
«Pour nous, nous pensons être la meilleure aubaine au monde, si on exclut les événements gratuits. Mais en même temps, notre outil de vente n'est pas le prix, nous vendons le contenu. Le bas prix, c'est intéressant pour les commerçants, car les gens qui viennent nous visiter dépensent plus», explique Daniel Gélinas.
Il signale également qu'il ne fait pas une nécessité de vendre tous les 150 000 laissez-passer. «En connaissez-vous beaucoup d'événements qui vendent plus de 100 000 billets?» commente le dg. Laissant entendre que le seuil de la rentabilité était atteint pour cette année, il ajoute d'un même souffle que le fait d'avoir autant de festivaliers est un plus quand vient le temps de recruter des commanditaires, qui représentent 35 % de son budget.
«Le nombre de laissez-passer vendus et le fait qu'ils puissent se transmettre d'une personne à l'autre, c'est bon pour le commanditaire, car il obtient beaucoup plus de visibilité», résume-t-il.
Zone Avant-Scène
Quant à la Zone Avant-Scène, dont les billets se vendent 535 $ ou 642 $, il n'est pas exclu qu'elle soit agrandie de nouveau après être passée de 1500 à 3000 places cette année. «C'est quelque chose qu'on regardera à la fin du Festival. C'est un beau produit et il y a beaucoup de demande pour ça, car tout s'est vendu très rapidement», poursuit Gélinas.
Le dg ajoute que le bon départ du Festival d'été lui donnait le goût de continuer. «Oui, ça me donne le goût de rester et de continuer. Pourquoi pas? On constate que le modèle que nous avons développé est encore valable malgré les difficultés vécues par certains festivals et certaines salles. On ne semble pas être touchés par ça», conclut-il.