Sébastien Rémillard a consacré près de deux ans et demi à l'entraînement pour le Mondial des métiers.

À la recherche de la perfection

La cuisine n'a pas de secret pour Sébastien Rémillard. Surtout depuis qu'il a décroché la médaille d'argent au Mondial des métiers en août dernier, avec un menu digne des grands chefs.
Le jeune homme a trouvé sa passion très tôt. «Aux alentours de 12 ans, j'ai eu mon premier poste en cuisine. On peut dire que c'est à partir de là que j'ai commencé professionnellement», raconte-t-il, expliquant qu'il était alors cuisinier au Garde-manger froid.
Rapidement, dès 14 ans, ses talents ont été remarqués par un professeur, qui l'a entraîné pour ses premières Olympiades canadiennes. «J'ai eu une grosse opportunité et une grosse chance d'avoir un gros système de support. Mon premier entraîneur des Olympiades, je lui parle encore pratiquement tous les jours.»
Il a remporté le bronze lors de sa première Olympiade, et l'argent l'année suivante. «J'ai toujours adoré me pousser, et essayer d'être le meilleur.»
Après sa deuxième participation, il déménage à Québec et s'inscrit à 17 ans à l'École hôtelière de la Capitale. «C'était une école merveilleuse pour moi [...] On m'a poussé, on m'a donné des tâches "extras" et on m'a informé sur les concours et les opportunités.»
Depuis son arrivée à Québec, le Mondial des métiers lui faisait de l'oeil. Le jeune homme a consacré près de deux ans et demi à l'entraînement pour cette compétition.
Parcours du combattant
Participer au Mondial est un véritable parcours du combattant. Après le formulaire écrit, il doit se mesurer à une trentaine d'appliquants. Les trois personnes qui s'y distinguent participent alors à un concours régional. Victorieux aux premières étapes, il devait ensuite remporter le provincial et le national avant d'obtenir son ticket pour São Paulo, au Brésil.
Il a débarqué de l'avion avec une valise d'équipement et une préparation serrée. Il s'était même entraîné au préalable dans une cuisine, à l'école, qui avait été disposée comme au Mondial, afin de parfaire ses déplacements.
Son menu, très complexe, il le décrit «comme dans l'émission Les Chefs!, mais trois fois plus compliqué, et trois fois plus long.»
En cuisine, sa force est sa polyvalence. «J'aime de tout, j'aime apprendre quelque chose de nouveau, qui me pousse», explique-t-il.
Le concours lui a permis d'apprendre de nombreuses techniques et de découvrir et d'interpréter un grand nombre de produits. «Il faut être en vrai contrôle de soi, sinon tu perds des points.»
Tourné vers l'avenir, il a deux buts en tête : soit avoir son propre restaurant, «idéalement sur une ferme, pour travailler les produits de A à Z», ou devenir enseignant.
Mais pour l'instant, il s'envolera bientôt pour Copenhague, afin de parfaire ses habiletés. Comme quoi sa formation lui permet de se rendre loin.