L'ancien premier ministre Bernard Landry entend passer la presque totalité du festival à Natashquan en compagnie de sa conjointe, Chantal Renaud.

9e Festival du conte et de la légende de l'Innucadie: Bernard Landry, un porte-parole sur mesure

Malgré les apparences, il ne faut pas se surprendre du fait que Bernard Landry soit porte-parole du 9e Festival du conte et de la légende de l'Innucadie, qui cherche à réunir Innus et Acadiens pour partager les savoirs traditionnels. L'ex-premier ministre du Québec porte en lui les deux facettes de ce festival, qui se déroulera du 13 au 17 août à Natashquan.
«Mes racines sont acadiennes, comme des millions de Québécois, et j'ai un attachement à cette épopée acadienne», lance M. Landry en entrevue avec Le Soleil. Quant à son attirance pour la culture autochtone, elle remonte au début des années 60, alors que M. Landry était employé du cabinet de René Lévesque, à l'époque ministre libéral. «Il [M. Lévesque] m'a entraîné dans sa passion pour les Amérindiens», ajoute-t-il.
L'autre porte-parole de ce festival est Joséphine Bacon, poétesse innue originaire de Pessamit. Rendez-vous de la parole, de la musique et de la culture, ce festival unique en son genre compte sur une programmation qui met en valeur la cohabitation plus que centenaire entre les Innus et les descendants des Acadiens dans ce coin de pays.
L'ancien chef du Parti québécois avoue être peu familier avec le Festival. «Mais quand j'ai vu le lien entre Innus et Acadiens, je n'ai pas hésité à accepter», a déclaré celui qui entend passer presque la totalité de l'événement sur place en compagnie de sa conjointe, Chantal Renaud. «Et ça fait aussi une occasion de se rendre à la patrie de notre grand poète national, Gilles Vigneault», a-t-il conclu.
Durant les quatre jours de Festival du conte et de la légende de l'Innucadie, les participants découvriront évidemment des contes et des légendes, dans des contextes favorisant l'intimité, dans un café ou au bord du feu sur la plage.
La danse et la chanson ont aussi leur place. On y trouvera notamment l'auteur-compositeur-interprète Georges Langford. Les intéressés auront aussi droit à un atelier d'initiation à la langue innue ou une conférence sur la spiritualité autochtone, entre autres. Le quartier général du Festival est établi au Café de l'Échouerie. «Il n'y a pas que des mots qui résonnent au Festival», pour reprendre les mots du directeur artistique Jacques Lachance. «Natashquan est un haut lieu de parole, certes, mais aussi de chanson et de musique. Le tambour, le violon, la guitare et l'accordéon sont liés à l'histoire des gens de nos deux communautés.»