Membre du Royal Québec, Charles-Éric Bélanger profitera de l'avantage du terrain au 83e Duc de Kent.

83e Duc de Kent: jeunes loups et fins renards

Les deux derniers gagnants n'y seront pas, tout comme le meilleur golfeur de la région de Québec au tournoi de 2016, les trois hommes évoluant désormais chez les pros. Peu importe. La qualité du 83e Duc de Kent ne sera nullement altérée, assure le directeur général adjoint de Golf Québec. Car la relève est plus forte que jamais.
«La masse de bons golfeurs est beaucoup plus lourde qu'il y a 15, 20 ou 25 ans», analyse François Roy. «Avant, t'avais beaucoup de très bons golfeurs, mais il y avait peu de très bons athlètes. Aujourd'hui, les jeunes s'entraînent sept jours par semaine.»
Les départs de Francis Berthiaume (champion 2016), Vincent Blanchette (champion 2015) et Pierre-Alexandre Bédard (meilleur de la région de Québec trois ans de suite) pour les rangs professionnels font partie du processus normal. Une chance pour d'autres jeunes - et des plus vieux - de remporter le plus prestigieux tournoi de golf amateur au Québec.
Parmi les jeunes loups, un membre du Royal Québec, qui profitera ainsi de l'avantage du terrain, vendredi et samedi. Septième à sa première présence en 2015 (à 16 ans), Charles-Éric Bélanger a aussi été cette année-là champion canadien chez les juniors, une première pour un Québécois depuis 1976.
«Je n'ai aucune attente au niveau du résultat», prévient toutefois celui était absent au Duc de Kent l'an dernier. «Je veux jouer coup par coup et voir le résultat après deux jours. Profiter des opportunités et garder ça simple» seront des éléments-clés, ajoute-t-il.
Parmi les autres jeunes à surveiller, Étienne Papineau est peut-être l'homme à battre. Étudiant à l'Université West Virginia, il est devenu l'an dernier le premier Québécois à obtenir une bourse complète en division 1 de la NCAA. Ce membre du club Pinegrove, sur la rive sud de Montréal, vient de remporter le Championnat québécois U25.
De l'expérience
À l'autre bout du spectre des générations, de fins renards tout aussi redoutables. Parmi eux, le vétéran Danny Turbide, 57 ans, quatrième l'an dernier. «Je vais jouer pour gagner, je vais tout faire pour gagner», lance ce membre du Royal Québec depuis deux ans. «Michel Giroux l'a remporté à 58 ans [en 1996], alors pourquoi pas?»
Les jeunes golfeurs frappent plus fort que lui, parfois par 40 verges sur les coups de départ. Mais «je suis encore pas trop loin d'eux», soutient Turbide. Son succès passera par le jeu sur les verts, un aspect qui lui a coûté cher en 2016. «C'était une quatrième place décevante l'an passé», assure-t-il, même s'il s'agit de son meilleur résultat en carrière au Duc de Kent.
Un autre «vieux» à surveiller, l'éternel deuxième Dwight Reinhart. Vice-champion des trois derniers Duc, l'Ontarien de 47 ans «trouve toujours le moyen de finir dans le top 5» lors de ses présences au Québec, fait remarquer François Roy. Et que dire de l'illustre André Gagné, trois fois vainqueur, qui participera cette année à son... 55e Duc de Kent consécutif! À sa première présence, le président des États-Unis était... John F. Kennedy.
Le rendez-vous est la première étape de la triple couronne, qui comprend aussi l'Alexandre de Tunis (Gatineau) et le Championnat provincial amateur masculin (Dunrobin, Ontario). Les premiers golfeurs s'élanceront dès 7h vendredi.