Le président du Carnaval de Québec, Denis Simard, a misé à la fois sur la nostalgie, avec le retour des duchesses, et sur la participation populaire pour la 60e présentation de la fête hivernale.

60e Carnaval de Québec: le président touché par l'appui populaire

Le président du Carnaval de Québec, Denis Simard, s'est dit touché par la participation spontanée de la foule lors du défilé de la haute ville, le point culminant selon lui d'un 60e festival couronné de succès.
«On voulait faire une invitation, et il y a toute la symbolique de l'ouverture du Carnaval. Ça vous appartient, le Carnaval, ça appartient aux gens de Québec. Et c'est ce qu'on a lancé dimanche, avec les milliers de personnes qui ont suivi la parade. On est extrêmement touchés», a-t-il dit hier en entrevue au Soleil. «C'est un des points qui m'a le plus touché.»
Cette première incursion plus populaire dans une activité phare du Carnaval pourrait bien devenir un tournant dans la programmation des prochaines années. «C'est ce qu'on voulait. C'était bon enfant, l'esprit était bon, les gens étaient contents. C'est quelque chose avec lequel on peut construire pour les prochaines années, faire une espèce de magie, avec des tam-tams, la folie peut-être même de La Nouvelle-Orléans. Je pense que c'est de bon augure pour l'an prochain», avance le président.
Le Carnaval a aussi misé sur la nostalgie cette année, ramenant les duchesses après une absence de 17 ans. «On se sent très bien, pour avoir vu sur le terrain l'impact des duchesses, le remerciement des gens par rapport au fait qu'on est revenus avec ça. On est très contents. On est dans un bilan positif sur cette expérience-là», précise Denis Simard.
Le responsable du développement des affaires et du marketing au Carnaval, Jean David, a d'ailleurs laissé entendre hier qu'il recommandera de ramener le concept des duchesses l'an prochain.
Reconquérir les gens
Le rendez-vous hivernal de cette année faisait suite à une série de remontrances envers le Carnaval. Confiné sur les Plaines, loin des artères commerciales, pas assez jeune, peu interactif... «Dès le départ, on avait reçu des critiques au Carnaval. Et on voulait séduire, reconquérir le coeur des gens qui avaient aimé le Carnaval de Québec, qui voulaient l'aimer, ou les nouvelles générations. On a fait preuve d'ouverture, et les gens sont venus au Carnaval de Québec. C'est ça qui est la paie aujourd'hui», analyse le président.
Le Carnaval fera son bilan plus complet et officiel ce matin lors d'une conférence de presse. L'achalandage semble toutefois à la hausse cette année selon le président, et les commerçants et les gens d'affaires ont déjà parlé d'un engouement indéniable. Après avoir été plus sévère envers l'organisation, le maire de Québec, Régis Labeaume, a également salué le travail réalisé cette année pour renouveler le rendez-vous hivernal.
Et un indicateur ne ment pas, selon Denis Simard. «On n'a plus de tuques à vendre! indique-t-il. On a tout liquidé. Avec les produits dérivés, on a été pris d'assaut, vraiment.»