Une simple tuque de laine scintillante coiffera la nouvelle reine, vendredi soir.

60e Carnaval de Québec: l'année du grand test

Le retour des duchesses, le plus imposant palais de Bonhomme jamais construit, des Rues carnavalesques, des duchés plus vastes. Le 60e Carnaval de Québec débute vendredi. Et l'importance de cet anniversaire n'est pas qu'une affaire de chiffre rond. La fête passe un nouveau test auprès de ses visiteurs du 31 janvier au 16 février.
<p>«Sous les réflecteurs, les gens vont comprendre», a promis Jean David.</p>
Après les critiques soulevées à l'endroit de l'évènement ces dernières années, l'organisation souhaite partir sur de nouvelles bases et se servir de cette mouture comme d'un tremplin pour les années futures, a expliqué Jean David, directeur marketing du Carnaval, à l'aube de la 60e présentation.
Le Carnaval a donné le ton en ramenant les duchesses, après 18 ans d'absence. Des duchesses nouveau genre, entrepreneures, avec des idées et des projets à réaliser. Les festivaliers assisteront d'ailleurs ce soir à un premier couronnement de la reine du Carnaval depuis autant d'années.
Les sept duchesses incarnent cette volonté de changement du Carnaval de Québec, a poursuivi Jean David. «Ça venait nourrir un processus de renouveau au sein du Carnaval», a-t-il dit. Bilan : des retombées économiques de 100 000 $ pour les activités précarnavalesques des duchesses. Et «un engouement certain» de la population à l'approche de la fête, se targue M. David, qui recommandera le retour des duchesses l'an prochain.
Couronne nouveau genre
La couronne de la reine du Carnaval de Québec n'échappe pas à ce désir de renouveau qui se dégage de l'organisation. Finie la couronne aux allures monarchiques. Une simple tuque de laine coiffera Sa Majesté. «On voulait sortir de la couronne traditionnelle qui a marqué ces années de duchesses. Avec leur retour dans une nouvelle formule, il fallait marquer ce nouveau-là.»
Les duchesses ont été consultées et l'idée s'est finalement arrêtée sur une tuque scintillante. «Sous les réflecteurs, les gens vont comprendre», a promis M. David, qui ne semble pas avoir peur d'opérer plusieurs changements. «Dans le Carnaval, il y a des situations où il faut faire un effort pour changer la façon de faire les choses. [La couronne], c'est un symbole qu'il fallait utiliser.»
Le palais de Bonhomme se veut aussi un symbole fort. De retour à son emplacement traditionnel sur la colline parlementaire, il est le plus gros jamais construit. Et il continuera de grossir, prévoit M. David. Quant à Bonhomme Carnaval, il fera visiter ses appartements, entièrement meublés. «Je reviens tout juste de le visiter» s'est enthousiasmé Jean David jeudi soir. «C'est phénoménal.»
Ajoutez à cela les Rues carnavalesques, qui représentent une réponse aux gens d'affaires de Québec, qui souhaitaient voir la fête se décloisonner des plaines d'Abraham. Les duchés ont aussi grossi, alors que des activités ont eu lieu jusqu'à Scott, en Chaudière-Appalaches, dans le cadre des projets des duchesses.
Bref, le Carnaval se dit optimiste et tente d'asseoir les bases de ce que sera la fête pour les prochaines années. Mais au final, les juges seront les visiteurs.
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Coup d'envoi
Le coup d'envoi du 60e  Carnaval de Québec sera marqué par le couronnement d'une première reine du Carnaval après 18 années d'absence. La cérémonie aura lieu à 20h, devant le palais de Bonhomme Carnaval, sur la colline parlementaire. Un feu d'artifice est prévu une fois l'une des sept duchesses couronnée. Tous les sites seront par ailleurs ouverts au public dès 19h, à l'exception des Rues carnavalesques, qui ne s'animeront qu'à compter de samedi.