Michel Rivard, Richard Séguin, Laurence Jalbert, Daniel Lavoie et Paul Piché ont mis en évidence leur connivence, accompagnés par le Grand Choeur, et en ont fait se trémousser quelques-uns.

400 choristes pour lancer le Festival d'été

Après avoir foulé à deux reprises la scène du Grand Théâtre en août, Paul Piché, Daniel Lavoie, Richard Séguin, Michel Rivard, Laurence Jalbert et les 400 choristes du Grand Choeur s'offriront les plaines d'Abraham le 4 juillet, en ouverture du Festival d'été de Québec (FEQ). Pour le moment, l'organisation renonce donc aux spectacles de variétés exclusifs, rassemblant des artistes d'ici et d'Europe, auxquels ils ont habitué les festivaliers dans les dernières années.
Le spectacle du 4 juillet a été créé en 2012 pour souligner le 10e anniversaire de la Semaine internationale de la chanson, un rendez-vous de chant choral organisé chaque été dans la capitale. Il a été présenté au Grand Théâtre et à la Place des arts de Montréal. Un album enregistré lors de ces représentations sera d'ailleurs lancé le 2 avril.
Comme l'événement du FEQ, il porte le titre Quand le Québec chante. «C'est le fun que le spectacle puisse être refait. On l'a présenté quatre fois à guichets fermés, il y a une demande qui est là. Et c'est certain que pour nous, c'est une reconnaissance extraordinaire», note le président de l'organisme Chanson internationale, Marcel Auclair.
Ce dernier n'en est pas à sa première expérience sur les Plaines : il y a produit le concert de Jean-Pierre Ferland et 300 choristes en 2004, tout comme celui du karaoké géant Viens chanter ton histoire, inscrit à la programmation des Fêtes du 400e de Québec en 2008.
Se renouveler
Au cours des dernières années, le FEQ avait misé en ouverture sur des événements télévisés exclusifs, mettant en vedette chanteurs et musiciens d'ici et d'Europe. S'il n'exclut pas que la soirée de lancement se retrouve sur les écrans québécois, le directeur général du FEQ, Daniel Gélinas, inscrit ce choix de programmation dans une volonté de changement.
«La formule n'était pas là pour durer à vie, note-t-il. Les opportunités étaient là, on avait la possibilité d'avoir une fenêtre sur la télé française. Mais le problème qu'on vit après quatre fois, c'est le casting. Il faut arriver à trouver des artistes qui n'ont pas fait ce show dans le passé. Ça commence à être dur.»
Pour ceux qui ont déjà vu le spectacle au Grand Théâtre, M. Gélinas laisse entendre que des surprises pourraient survenir sur les Plaines. Mais il mise davantage sur le côté rassembleur du programme, que les festivaliers risquent fort de pouvoir apprécier installés dans leur chaise pliante.
«À mon avis, ce sont cinq des plus grands chanteurs québécois qui sont réunis sur une scène et qui interprètent leurs plus grands succès, illustre-t-il. Il n'y a pas beaucoup de chansons dans ce spectacle-là qui ne sont pas connues du public. Pour moi, ça représentait une belle image pour le Festival d'été. Et ce sont des artistes qui ont tous fait le Festival par le passé.»
S'il n'a pas voulu s'avancer sur les autres têtes d'affiche, Daniel Gélinas a affirmé que d'autres spectacles francophones trouveront leur place sur la scène des plaines d'Abraham.
Le FEQ aura lieu du 4 au 14 juillet. Une deuxième vague de laissez-passer sera mise sur le marché le 16 mars au coût de 76 $ chacun.