Affaires

Postes Canada: fin de la grève à Montréal, arrêt de travail déclenché à Moncton

MONTRÉAL — La section locale de Montréal de Postes Canada ne fait plus partie vendredi de la liste des régions affectées par les grèves tournantes amorcées il y a plusieurs semaines par les syndiqués.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) signale que les grèves toucheront pour la journée les sections locales de trois provinces : Moncton et Fundy au Nouveau-Brunswick, Edmonton en Alberta de même qu'Orangeville, Scarborough et Port Hope, en Ontario.

Les grèves se poursuivent même si Postes Canada a déposé mercredi une offre d'une durée limitée dans l'espoir d'y mettre fin. Le syndicat avait alors parlé de timides tentatives pour répondre à ses principales priorités et avait poursuivi des grèves tournantes, notamment à Montréal.

Le contrat proposé, d'une valeur d'environ 650 millions $ selon Postes Canada, comprend des augmentations salariales de 2 % par année et une prime à la signature allant jusqu'à 1000 $ par employé. Il contient également de nouvelles dispositions de sécurité d'emploi, notamment pour les facteurs ruraux et suburbains qui ont dénoncé leur précarité, ainsi qu'un fonds de santé et sécurité de 10 millions $.

Le géant de la vente en ligne eBay a demandé cette semaine au gouvernement du Canada de légiférer pour mettre fin au conflit de travail, afin que les détaillants ne perdent pas de ventes lors des périodes achalandées du vendredi fou, du cyber lundi et de Noël approchent.

En 2011, le gouvernement conservateur avait mis fin par une loi spéciale à un lockout décrété par Postes Canada.

Affaires

SAQ: grève de trois jours déclenchée aujourd'hui

MONTRÉAL — Les 5500 membres du Syndicat des employé de magasin et de bureau de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont déclenché vendredi matin une grève de trois jours, aucune entente contractuelle n'ayant été conclue entre les parties patronale et syndicale.

La présidente du syndicat affilié à la CSN, Katia Lelièvre, a expliqué en milieu de semaine que les négociateurs syndicaux avaient laissé toute la place aux pourparlers au cours des dernières semaines, et elle a reproché à la partie patronale de ne pas en avoir fait de même.

La convention collective des syndiqués est échue depuis le 31 mars 2017.

Le syndicat demande à la direction de la SAQ de faire son bout de chemin, notamment sur l'enjeu salarial, car ses membres n'accepteront pas de s'appauvrir avec des augmentations salariales sous l'Indice des prix à la consommation (IPC). Pour le syndicat, c'est un des seuls obstacles qui empêchent encore la conclusion d'une entente car des avancées importantes ont pu être réalisées dans d'autres volets de la convention collective.

Le 28 septembre, les syndiqués ont voté à 96 % en faveur d'une banque de 18 journées de grève à être utilisées au moment jugé opportun par le syndicat. Le 26 octobre, en après-midi, ils ont déclenché une grève-surprise qui a été tenue jusqu'en fin de journée.

Lors d'arrêts de travail précédents, des cadres de la SAQ ont tenté de maintenir les opérations de certaines succursales.

Affaires

Terres des Soeurs de la Charité: Groupe Dallaire étudie un projet plus vert

Le Groupe Dallaire travaille actuellement sur une nouvelle mouture plus écologique pour son développement immobilier sur les terres agricoles des Soeurs de la Charité.

«L’immobilier est une industrie qui va se transformer d’ici 15, 20 et 30 ans. C’est comme l’industrie automobile avec les voitures sans conducteur», compare au Soleil le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire.

«Dans le bâtiment, avec l’intelligence artificielle, je pense qu’on s’en va vers une autre ère, notamment, avec des bâtiments plus verts qui ont une meilleure empreinte écologique. Pour y arriver, cela va prendre des bâtiments plus intelligents», poursuit-il.

Ce dernier participait jeudi, à Québec, au Rendez-vous annuel 2018 du créneau d’excellence Bâtiment vert et intelligent.

Pour son développement sur les terres des Soeurs de la Charité, d’une superficie de 211 hectares, toutes les options sont aujourd’hui sur la table à dessin afin de présenter un projet qui rejoindra la population et répondra aux besoins des familles de demain.

«Nous travaillons sur un projet qui intègre l’agriculture. On regarde actuellement ce qui se fait ailleurs dans le monde en terme d’innovation pour les développements résidentiels», indique le président.

«On s’en va vers des maisons qui vont marcher à l’énergie solaire. C’est dans un avenir pas si loin. Il faut commencer à penser à faire des bâtiments net zéro ou des établissements qui sont prêts pour devenir net zéro au niveau énergétique. Ce sont des choses auxquelles il faut penser pour de nouveaux quartiers. Nous analysons plusieurs possibilités», poursuit-il, regardant aussi pour intégrer des toits verts à son projet.

Pour information, un bâtiment net zéro est un édifice qui produit autant d’énergie qu’il en consomme.