Grâce au gain réalisé par la vente de sa première entreprise, Martin Ouellet a pu investir dans la création de Yoga Fitness, des centres qui proposent à la fois du yoga et du TRX, un entraînement avec sangles.

Yoga Fitness, un projet «bonbon»

Quand Martin Ouellet a vendu sa première entreprise, Taleo, il avait alors «les moyens de ses ambitions». Yoga Fitness allait naître quelques mois plus tard.

L’homme d’affaires avait auparavant l’habitude de pratiquer chez lui le TRX — un entraînement ne nécessitant que des sangles et le poids de son corps —, tandis que sa conjointe Amélie Beaumont opérait son studio de yoga.

Un jour, cette dernière l’a convaincu de participer à une séance de bikram, mieux connu sous le nom de yoga chaud, lors de laquelle les participants enchaînent les postures dans une salle chauffée à 42 degrés. «Quand j’ai fait ça la première fois, je n’ai pas été capable de faire le quart des postures. J’ai quasiment passé mon heure et demie à terre tellement c’était difficile. Je suis sorti de là brûlé, détrempé…», raconte Martin Ouellet.

«Je pensais que le yoga, on s’asseyait à terre en indien et on faisait des ôm pendant une heure. Mais ce n’est pas ça, c’est super cardio et athlétique.»

Puis, après un entraînement à la maison, l’idée est venue. «À un moment donné je me suis dit : “Crime, on pourrait amener [le TRX] au centre!”». Sans tarder, Amélie et lui installent des crochets au plafond d’une salle de yoga et des cours sont offerts. «On commence ça et c’est la folie, les clients ont tripé!» s’exclame celui qui s’est associé avec la partenaire de sa vie pour créer Yoga Fitness.

Le premier studio ouvre alors en septembre 2013 à Sainte-Foy. Le succès est tel que l’espace devient rapidement trop petit. En août 2016, un deuxième centre voit le jour dans Lebourgneuf, puis un troisième a ouvert à Saint-Romuald il y a un an.

Forte croissance 

«C’est une innovation dans les centres de yoga ou les centres d’entraînement qu’on peut voir sur le marché. Ici, on offre les deux produits», explique M. Ouellet.

Chez Yoga Fitness, pas question de débourser une fortune pour un abonnement annuel. Les adeptes de yoga chaud, TRX, cardiofit ou autres activités n’ont qu’à payer une passe mensuelle. Une formule qui fait l’affaire de la clientèle, juge le copropriétaire. Tout se passe en ligne, de la réservation des cours à l’enregistrement. Les clients n’ont qu’à présenter une carte à leur arrivée et un système informatique enregistre leur présence.

«Ça va vraiment bien, on est en très forte croissance. Je pense que c’est dû principalement à la qualité du produit qu’on offre.» L’entrepreneur ne cache pas son désir de voir naître d’autres studios en ville.

«Québec, c’est ma ville. Je m’identifie à Québec. J’ai étudié en génie informatique à l’Université Concordia et c’était mon rêve de revenir ici et de créer de l’emploi. Tous mes chums s’en allaient à Montréal, chez Bombardier ou Monsanto, mais moi j’étais en génie informatique et je me suis dit : il faut créer de l’emploi ici et donner la chance aux gens. Taleo c’est cool et ça a créé 300 jobs à Québec», raconte celui dont l’entreprise actuelle emploie au total environ 50 personnes.

L’avenir est rose pour son modèle d’affaires, croit l’entrepreneur, qui avoue le côté «bonbon» de ce projet qui est né grâce au succès de sa précédente entreprise. «Je me suis dit qu’il y avait une innovation-là. C’est ça qui me drive dans les business. Si c’est un produit comme les autres, ça m’intéresse moins», confie-t-il, avouant du même coup travailler en parallèle sur un autre projet.