Geneviève et Michaël Simard sont à la tête de Wyse Wallet, une application de paiement numérique sans contact avec laquelle ils souhaitent guider les gens vers le commerce local.
Geneviève et Michaël Simard sont à la tête de Wyse Wallet, une application de paiement numérique sans contact avec laquelle ils souhaitent guider les gens vers le commerce local.

Wyse Wallet: une jeune pousse pour relancer l’achat local

Ils ont 25 et 28 ans. Geneviève et Michaël Simard sont frère et sœur, mais aussi partenaires d’entreprise. L’idée de l’application Wyse Wallet leur est venue en 2017, alors que Geneviève terminait son baccalauréat en administration des affaires à l’Université Laval. Tous les dimanches, ils se réunissaient dans la maison familiale pour avancer leur projet. Coup de chance, Wyse Wallet est aussi le partenaire technologique dans le projet de relance économique de la Ville de Québec, Solidaires pour nos artères.

«Un portefeuille mobile à saveur locale», tel est le slogan avancé par la jeune pousse. «On parle d’achat local depuis longtemps, mais aucun mouvement n’a réussi à percer. Concrètement, il n’y avait rien qui motivait les consommateurs à changer leurs habitudes. Avec notre application, on veut inciter et guider les gens vers le commerce local», affirme Geneviève.

En gros, Wyse Wallet est une application de paiement numérique sans contact. Il suffit d’intégrer sa carte de débit ou de crédit dans l’application pour ensuite pouvoir payer avec son téléphone mobile dans les commerces partenaires. Une fois l’achat effectué via l’application, l’utilisateur obtient une remise instantanément dans son portefeuille Wyse Wallet. Celle-ci peut ensuite être dépensée parmi l’ensemble des commerçants affiliés. «On voulait pallier les contraintes des programmes de fidélité. Avec Wyse Wallet, les utilisateurs reçoivent leur remise tout de suite après l’achat, explique-t-elle. C’est ça qui va faire changer les habitudes. Ça va inciter les utilisateurs à retourner continuellement acheter dans les commerces locaux.» 

Une cinquantaine de commerçants de Québec se sont montrés intéressés et une liste officielle sera lancée au courant des prochaines semaines. L’application mobile sera disponible dans la semaine du 6 juillet. 

Partenariat inespéré

À la recherche de commerces partenaires pour l’application, Michaël a fait la connaissance de Jean-Pierre Bédard. Ce dernier est le directeur de la SDC Montcalm et le porte-parole du groupe ayant amorcé la campagne de sociofinancement, Solidaires pour nos artères, visant à relancer l’économie locale. M. Bédard cherchait un support technologique pour le projet, afin que les bons solidaires ne soient pas seulement papier, mais aussi numérique. «Ç’a été le bon timing, on a parlé à la bonne personne», précise Geneviève. Wyse Wallet est donc devenu le partenaire technologique de ce projet de relance économique. L’application permettra donc aux contributeurs de la campagne de sociofinancement d’utiliser leurs dollars solidaires de façon numérique et sans contact chez les commerces participants. 


« On parle d’achat local depuis longtemps, mais aucun mouvement n’a réussi à percer [...] Avec notre application, on veut inciter et guider les gens vers le commerce local. »
Geneviève Simard

Mais Geneviève et Michaël rappellent que Wyse Wallet va durer au-delà du partenariat. Ils travaillent dorénavant à temps plein dans le développement de cette application. Depuis l’obtention de son baccalauréat, Geneviève a quitté son emploi étudiant et n’a pas cherché de poste dans son domaine. Même son de cloche du côté de son frère, qui a laissé son emploi dans le secteur de la vente pour se concentrer corps et âme dans Wyse Wallet. Ils n’ont pas de subventions, ils s’autofinancent. Mais ils ont fait appel à des experts en design et en développement Web. L’équipe de Wyse Wallet compte désormais 11 personnes, tous actionnaires et fondateurs. Ils prévoient d’abord lancer leur application à Québec, mais n’écartent pas la possibilité d’aller dans d’autres régions. «On est une start-up québécoise, et on veut encourager l’économie d’ici», conclut Geneviève.