WLKN veut habiller les enfants de ses clients

WLKN s’en va dans la cour des petits.

«Les jeunes femmes et les jeunes hommes que nous habillions à nos premiers pas, en 2010, sont devenus des mamans et des papas et ils veulent, aujourd’hui, que leur progéniture porte des vêtements griffés WLKN», explique au Soleil le cofondateur et président du Groupe WLKN, Pierre-Olivier Mercier.

Sans tambour ni trompette, le détaillant de Québec spécialisé dans le style vestimentaire streetwear a lancé, il y a une dizaine de jours, sa collection de vêtements pour les enfants dans ses sept commerces au Québec et en Ontario ainsi que dans la trentaine de boutiques Clément.

Des t-shirts. Des camisoles. Des kangourous. Des pantalons. Des casquettes. Des chaussures. Comme pour les grands!

WLKN a aussi pensé aux poupons.

«La demande se faisait grandissante au cours des dernières années de la part des parents qui sont de fidèles clients de la marque WLKN. Ils ont eu des enfants et veulent pouvoir leur offrir des vêtements de notre collection», signale le jeune entrepreneur de 33 ans.

Fabriquer un vêtement pour un enfant est une autre paire de manches pour une entreprise dont la production est destinée à une clientèle adulte. Les designers et patronistes de WLKN en savent quelque chose.

«Ce n’était vraiment pas notre expertise», expose Pierre-Olivier Mercier.

«Il y a un monde de différence. La réglementation de Santé Canada impose des exigences sévères. C’est tout à fait compréhensible. Il ne faut pas qu’un vêtement ou qu’une partie d’un vêtement présente un danger pour les bambins.»

Par exemple, le cordon de serrage du capuchon d’un kangourou pour enfant doit comporter une bride d’arrêt pour éviter que le jeune s’accroche sur une clôture ou sur un équipement de terrain de jeu.

Clément, un tremplin


Avant de lancer sa collection «junior», WLKN a frappé à la porte d’un autre détaillant de la capitale, la chaîne de vêtements et d’accessoires pour enfants Clément.

«C’est évident qu’avec nos sept magasins, nous n’étions pas en mesure de lancer une ligne complète de vêtements pour les enfants. C’est pourquoi, nous avons choisi de nous tourner vers Clément, un pilier dans le commerce au détail pour enfants au Québec, pour nous aider à propulser notre première collection.»

Ainsi, au Québec, les vêtements pour les jeunes WLKN sont vendus en exclusivité dans les boutiques WLKN et dans celles de Clément.

Depuis leur apparition dans les magasins, il y a une dizaine de jours, les vêtements pour les enfants se vendent pratiquement comme des petits pains chauds. «La performance est assez écoeurante ! Ça augure très bien.»

L’équipe de création de WLKN planche déjà sur une collection qui devrait faire son apparition dans les magasins au mois de février 2019.

Filon de croissance

L’aventure dans la cour des petits marque un tournant dans la progression du modèle d’affaires de WLKN.

«Avec l’entente d’exclusivité conclue avec Clément, c’est la première fois que nos produits affichant la marque WLKN se vendent à l’extérieur de nos commerces», fait remarquer Pierre-Oliver Mercier.

Éventuellement, tous les vêtements de WLKN, autant ceux pour les adultes que pour les enfants, pourraient être distribués par d’autres commerçants.

«Nous y voyons là un filon intéressant pouvant assurer la croissance de nos affaires, notamment dans le reste du Canada», signale M. Mercier en mentionnant que la distribution permettrait ainsi une pénétration plus rapide et moins coûteuse des produits de WLKN dans des marchés encore inexplorés.

Au Québec, du moins, l’entreprise qui a vu le jour, il y a huit ans, à l’intersection de la route de l’Église et du chemin des Quatre-Bourgeois, continue d’ouvrir de nouveaux points de vente.
Au début du mois de septembre, elle s’installera au centre commercial Carrefour de l’Estrie à Sherbrooke.

Il s’agira d’un huitième magasin pour WLKN, qui a déjà pignon sur rue à Québec, à Brossard, à Laval, à Gatineau, à Oshawa, à Vaughan Mills et à Newmarket en banlieue de Toronto.