Obligée de composer avec une baisse drastique de sa clientèle depuis le début de la pandémie, WestJet a annoncé l’annulation de plus de 100 vols hebdomadaire dans l’est du Canada à compter du 2 novembre.
Obligée de composer avec une baisse drastique de sa clientèle depuis le début de la pandémie, WestJet a annoncé l’annulation de plus de 100 vols hebdomadaire dans l’est du Canada à compter du 2 novembre.

WestJet suspend ses activités à Québec

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Obligée de composer avec une baisse draconienne de sa clientèle depuis le début de la pandémie, WestJet a annoncé l’annulation de plus de 100 vols hebdomadaire dans l’est du Canada à compter du 2 novembre. Une décision qui aura des conséquences à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec où les activités du transporteur, qui offrait des vols en direction de Toronto, seront suspendues indéfiniment.

«On a appris ce matin (mercredi) la nouvelle que WestJet réduisait son offre de service dans la majorité des aéroports de l’est du Canada», a expliqué Mme Laurianne Lapierre, Conseillère, Communications et relations avec les médias à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec. «L’industrie du transport aérien est durement touchée par la pandémie. Nous, on dit souvent que l’on a été les premiers arrêtés et que nous allons être les derniers à repartir. L’annonce de WestJet est une décision d’affaires qui traduit cette réalité-là dans laquelle on évolue tous.» 

«En ce moment, toutes les compagnies aériennes prennent des décisions d’affaires en fonction de leur réalité financière et de l’offre et de la demande. Et celle-ci a beaucoup diminué. Chez nous, la diminution du trafic de passagers dans l’aérogare est incroyable. On parle d’une baisse d’au-delà de 90 %. Dans ce contexte exceptionnel, les transporteurs prennent des décisions exceptionnelles et c’est ce à quoi on assiste aujourd’hui (mercredi).»

En début d’année, WestJet avait prévu offrir à l’aéroport Jean-Lesage trois vols par jour en direction de Toronto. Cette offre avait été revue à la baisse à quatre vols par semaine avant que la compagnie aérienne décide de suspendre ses activités à Québec pour une période indéterminée.

«Nous sommes confiants que dès que les passagers vont être au rendez-vous, les compagnies aériennes vont l’être aussi. Ce qui est important de mentionner, c’est que la destination Toronto est toujours desservie au départ de Québec. Elle l’est trois fois par jour par Air Canada. Le passager ne perd donc pas une destination.»

Mme Lapierre a conclu en disant qu’en plus de gérer la pandémie au quotidien, l’aéroport international Jean-Lesage continuait à travailler avec tous ses partenaires d’affaires [les compagnies aériennes] à préparer la relance. 

Le couperet dans les Maritimes 

Outre Québec, quatre villes des provinces maritimes ne pourront plus compter sur les services de WestJet, soit Moncton et Fredericton (Nouveau-Brunswick), Sydney (Nouvelle-Écosse) et Charlottetown (Île-du-Prince-Edouard). Le transporteur réduira également ses services à Halifax (Nouvelle-Écosse) et à Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador). WestJet dit avoir travaillé afin de maintenir les services aériens essentiels depuis le début de la pandémie, mais que la demande pour le transport en avion est grandement limitée par des politiques restrictives.

«Desservir ces marchés est de moins en moins viable», a indiqué par voie de communiqué, Ed Sims, président directeur-général de la compagnie aérienne dont le siège social est à Calgary. «Depuis le début de la pandémie, nous nous sommes efforcés de maintenir les services aériens essentiels dans tous nos aéroports nationaux. Mais la demande en matière de déplacements est grandement limitée par des politiques restrictives et nous sommes à court d’options avec les augmentations de frais de tiers, étant donné l’absence de soutien propre au secteur.»

«Nous comprenons que cette nouvelle sera dévastatrice pour les collectivités, nos partenaires aéroportuaires et les WestJetters qui comptent sur notre service. Même si nous demeurons engagés envers la région de l’Atlantique, il est impossible de dire quand le service reprendra sans soutien pour une approche nationale concertée. Nous avons l’intention de reprendre nos activités dès qu’il sera possible de le faire sur le plan économique.

WestJet a également annoncé également la mise à pied de 100 employés de soutien opérationnel et d’entreprise, car les perspectives de reprise à court terme continuent de s’estomper et la demande demeure faible dans l’ensemble de ses activités. Celles-ci n’incluent pas le personnel des aéroports déjà touché par une restructuration précédente dans l’Atlantique. Avec la Presse canadienne