Le président et chef de la direction de la Société des alcools du Québec, Alain Brunet, n’est pas en mesure de dire combien de produits seront touchés par une augmentation des prix au cours des prochaines semaines.

Vers une hausse du prix du vin à la SAQ

En raison de l’augmentation importante de la valeur de l’euro depuis novembre dernier, la Société des alcools du Québec (SAQ) prévoit entre autres une hausse du prix des vins européens au cours des prochaines semaines.

C’est ce qu’a laissé sous-entendre le président et chef de la direction de la SAQ, Alain Brunet, jeudi lors de l’étude des crédits de la SAQ en commission parlementaire. Il a indiqué que son organisation analyse présentement le dossier.

«On ne peut pas penser que, dans un marché comme l’industrie du vin et des spiritueux, qu’il n’y ait plus jamais de hausses de prix. L’inflation continue de jouer. La vie continue d’avancer. Il y a des productions qui ont été victimes de la grêle, notamment dans des régions de la France. Cela influence le prix des produits», a répondu le grand patron à une question du député de la CAQ François Bonnardel. 

Jeudi, M. Brunet n’était pas en mesure de dire combien de produits sur les tablettes de la SAQ seront touchés par une augmentation ou une diminution des prix au cours des prochaines semaines. 

Il a toutefois indiqué que la hausse des tarifs pourrait être similaire à celle de novembre 2017. Il a assuré qu’elle devrait être «raisonnable».

Demande justifiée

Après trois diminutions consécutives des prix sur 1600 produits, pour un total de 1,40 $, la société d’État avait procédé cet automne à une première hausse, de 5 à 35 cents sur plusieurs produits. 

«Chaque demande de hausse doit être justifiée, notamment par la question de l’inflation dans le pays d’origine. Et le deuxième élément dont on doit tenir compte, c’est la hausse de l’euro. Entre novembre et aujourd’hui, l’euro est passé de 1,38 $ à 1,60 $», avance M. Brunet.

«Effectivement, il va y avoir [une hausse du prix sur certains produits]. Notre rôle et notre responsabilité sont de minimiser les impacts de ces augmentations. L’un des facteurs importants, c’est l’euro. [...] Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas de retour au point d’origine [avant les baisses]. Et que les autres provinces ont continué d’augmenter leurs prix. On continue de se positionner très bien dans le marché», poursuit-il.

La SAQ a aussi précisé qu’elle étudie actuellement individuellement chaque demande des producteurs visant une modification des tarifs.

En 2017, la société d’État avait revu certaines de ses politiques d’affaires. Entre autres, les demandes des fournisseurs pour des hausses de prix sont maintenant autorisées seulement deux fois par année, en novembre et en mai, contrairement à sept reprises par le passé. Et les baisses de prix sont analysées à neuf reprises.

Pour l’heure, M. Brunet n’envisage aucune autre baisse de prix d’envergure pour les consommateurs.

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POT : AUX MUNICIPALITÉS DE CHOISIR... POUR LE MOMENT

La Société québécoise du cannabis (SQDC) ne forcera pas les municipalités à installer des succursales de marijuana sur leur territoire si elles n’en veulent pas. Du moins, pour les premiers mois. 

Le président et chef de la direction de la Société des alcools du Québec (SAQ), Alain Brunet, a confié jeudi que certaines municipalités du Québec s’étaient opposées à l’idée d’ouvrir des boutiques dans leur région. 

«On veut couvrir l’ensemble du territoire du Québec dans un premier temps. [...] Il n’est pas question de forcer aucune municipalité. C’est une question d’acceptabilité», note M. Brunet, assurant n’avoir aucun contrat de signé pour le moment. «Pour notre première phase, lorsqu’une municipalité n’était pas à l’aise d’implanter une succursale, nous en avons tenu compte», poursuit-il.

Le patron de la SAQ n’a pas voulu dire si la situation serait similaire pour les prochaines phases d’expansion.

M. Brunet a indiqué que la SQDC est en pourparlers avec «12 ou 14» municipalités pour ouvrir des boutiques. Certaines, comme Montréal, devraient en avoir plus d’une.

Rappelons que c’est la SAQ qui a le mandat de mettre sur pied la future SQDC. Cette dernière espère ouvrir une vingtaine de succursales lors de la légalisation du cannabis.