Université Laval: les employés de soutien auront enfin une convention

Après presque trois ans de tractations, l'Université Laval et le syndicat qui représente ses quelque 1800 employés de soutien ont finalement accouché d'une entente de principe.
L'établissement d'enseignement s'est contenté de «confirmer» la nouvelle : une «entente de principe a été conclue avec le Syndicat des employés et employées de l'Université Laval [SEUL] le 27 mars dernier», nous écrit, par courriel, la conseillère en relation avec les médias, Andrée-Anne Stewart.
Le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Éric-Jan Zubrzycki, a été un peu plus loquace. «Il y a une entente de principe qui est intervenue pour la reconduction de la convention collective jusqu'au 31 mars 2016.» Le syndicaliste n'est toutefois pas autorisé à donner des détails précis avant la présentation des documents en assemblée générale. Les troupes devraient être convoquées la semaine prochaine: «On s'attend à avoir plus de 1000 personnes.»
«Le principal enjeu était le régime de retraite», fait remarquer M. Zubrzycki. Le déficit du fonds atteindrait 130 millions $. Si l'entente est approuvée, l'employeur assumera «le passé» et «une rente adéquate» sera garantie à tous les travailleurs, dit-il. «Ce qu'on a fait au niveau du régime de retraite va être un modèle au Québec!»
Quelques autres thématiques ont fait l'objet des négociations, notamment la conciliation travail-famille, l'équité salariale et la rémunération. «Il y a des hausses de salaire qui sont consenties», indique le conseiller. Les syndiqués pourraient donc recevoir une «rétro».
Les négociations ont été houleuses. Au cours de l'automne dernier, les deux parties avaient bombé le torse. Une rumeur de lock-out avait circulé. Le SEUL avait répliqué par des moyens de pression; on menaçait même de «mettre en péril» la session d'hiver 2014.
Une rencontre convoquée par l'employeur le 15 novembre avait toutefois permis de rasseoir tout le monde. «On a recommencé à se parler.» Depuis, la négociation s'est déroulée «rondement», avant M. Zubrzycki. Il a néanmoins fallu étirer les échanges le temps que la Régie des rentes du Québec approuve la partie de l'entente traitant du régime de retraite.