Un vendredi en dents de scie à la Bourse de New York.

Une semaine de revirements spectaculaires à Wall Street

NEW YORK - La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé vendredi à l’issue d’une séance en dents de scie, à l’image d’une semaine chaotique qui aura vu les indices opérer des revirements spectaculaires.

Le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,33% pour finir à 23.062,40 points et l’indice élargi S&P 500 a abandonné 0,12% pour terminer à 2.485,74 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a en revanche gagné 0,08% pour finir à 6.584,52 points.

Sur la semaine, le Dow Jones s’affiche en hausse de 2,7%, le Nasdaq de 4% et le S&P 500 de 2,9%.

Mais cette progression n’a pas été sans heurt.

Après avoir encaissé la semaine dernière sa pire chute hebdomadaire depuis 2008, le Dow Jones a en effet succombé lundi à sa plus importante chute jamais enregistrée la veille d’un Noël.

La volte-face mercredi a été tout aussi spectaculaire, les indices vedettes de Wall Street profitant de leur meilleure séance depuis 2009.

Et jeudi, le marché new-yorkais a de nouveau été le théâtre d’un retournement spectaculaire en toute fin de séance qui lui a permis de finir dans le vert après un début de journée compliqué.

Vendredi, les échanges ont été «encore marqués par cette volatilité», selon Nate Thooft de Manulife Asset Management. Les indices ont de fait oscillé entre pertes et gains tout au long de la journée.

Alors que de nombreux traders sont absents des salles de marché pour ces quelques séances coincées entre Noël et le Nouvel An, tout ordre d’achat ou de vente prend plus d’ampleur.

Nombre de gestionnaires de portefeuille en profitent par ailleurs pour effectuer des rééquilibrages de dernière minute avant la clôture des comptes annuels. Et de façon plus générale, les incertitudes persistent au sujet de la politique monétaire américaine, des tensions commerciales et du ralentissement de la croissance mondiale.

Il est compliqué, dans ce contexte, de s’engager avec conviction sur les marchés.

D’autant plus que la paralysie partielle de l’administration fédérale américaine se poursuivait vendredi pour le septième jour consécutif, sans qu’aucune issue ne soit en vue avant 2019.

Démocrates et républicains s’opposent au Congrès sur la volonté de Donald Trump d’inclure dans le budget le financement d’un mur à la frontière avec le Mexique.

La fermeture de certains services publics toutefois n’affecte pas directement le marchés des actions, selon Nate Thooft. Il alimente en revanche les craintes diffuses autour des décisions intempestives du président américain.

Le marché obligataire se redressait un peu, le taux d’intérêt sur la dette à dix ans des États-Unis reculant à 2,717%, contre 2,766% jeudi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,025%, contre 3,056% la veille.