Cuisine Malimousse concocte environ 140 produits à son usine de Saint-Augustin, principalement des recettes pour des chaînes de restaurants, comme La Cage, Chez Victor, Normandin, Cosmos, Buddha Station, Fumoir Grizzly et Archibald. Le président Hugo Magnan espère augmenter ses parts de marché lors des prochaines années.

Une recette à la pénurie de main-d’œuvre

La pénurie de main-d’oeuvre ne fait pas que des malheureux. Parlez-en à Cuisine Malimousse qui voit ses recettes grimper. Par ailleurs, l’entreprise de Québec souhaite avoir sur les tablettes des épiceries dès 2019 ses marques de mayonnaise. Question de jouer du coude avec des noms comme Hellmann’s.

Au cours des dernières semaines, Cuisine Malimousse a complété l’agrandissement et le réaménagement complet de son usine de Saint-Augustin-de-Desmaures. La facture de 2 millions $ a également compris l’achat d’équipements, notamment, pour l’installation de nouvelles lignes de production.

«Nous avons pratiquement doublé la superficie de notre bâtiment. Nous avons ajouté un entrepôt. Nous avons créé une nouvelle salle de production. Nous avons acheté des équipements plus performants», énumère au Soleil le président Hugo Magnan.

Aujourd’hui, la direction estime détenir les installations nécessaires pour concurrencer localement des géants de l’alimentation, tout en répondant à la croissance de la demande pour la fabrication de vinaigrettes, de sauces et de mayonnaises originales ou assaisonnées.

Actuellement, Cuisine Malimousse concocte environ 140 produits à son usine de Saint-Augustin, principalement des recettes pour des chaînes de restaurants, comme La Cage, Chez Victor, Normandin, Cosmos, Buddha Station, Aki Sushi, Yuzu Sushi, Fumoir Grizzly et Archibald.

L’entreprise familiale vend aussi sur les tablettes des épiceries sous les marques Malimousse et Océania des mousses de fruits de mer.

En 2019, selon les prévisions de la direction, le chiffre d’affaires de la compagnie devrait atteindre les 7 millions $, soit deux de plus que cette année. Il faut dire que le carnet de commandes ne dérougit pas. Surtout en cette période de pénurie de main-dœuvre.

«On doit notre succès un peu au manque de main-d’oeuvre dans les restaurants. Nous sommes une usine de fabrication. Les chaînes de restaurants se fient sur nous pour fabriquer et standardiser leurs produits», explique M. Magnan.

Dans son plan d’affaires, le patron souhaite pour les prochaines années augmenter ses parts de marché à travers le Québec. Il veut aussi poursuivre sa conquête du Canada anglais. La compagnie fabrique déjà, entre autres, des sauces pour la chaîne ontarienne Fresh Burger.

«C’est certain que nous voulons être présents dans le reste du Canada. Nous avons déjà été approchés par des chaînes de Vancouver. Il y a de l’intérêt», assure-t-il, précisant qu’il veut toutefois s’assurer de répondre à la demande au Québec avant de donner le feu vert au nouveau plan de croissance. «Nous avons plusieurs projets dans nos cartons avec différents joueurs majeurs de la restauration au Québec. On mise beaucoup sur la région», poursuit-il.

M. Magnan, qui est à la tête d’une quarantaine de travailleurs, caresse même l’idée de réaliser une première incursion au pays de Donald Trump d’ici 2020.

Fondée en 1989, Cuisine Malimousse a vu le jour dans une poissonnerie de Sainte-Foy. L’entreprise prévoit réaliser plusieurs embauches au cours des prochains mois afin de répondre à la demande.