Pas plus gros que le bout de l’auriculaire, le système sur puce de LeddarTech permet de détecter un piéton à 200 mètres de distance et une automobile à 300 mètres.

Une opération charme signée LeddarTech

Le système sur puce est à peine plus gros que le bout de l’auriculaire. Et LeddarTech espère en vendre des millions et des millions à compter de 2020 aux constructeurs mondiaux d’automobiles.

Installé sous les phares d’un véhicule, ce capteur combinant des capacités de traitement des ondes lumineuses et des algorithmes logiciels avancés est en mesure de repérer un piéton à 200 mètres de distance et une automobile à 300 mètres. Beau temps, mauvais temps.

Un système sur puce que la compagnie de Québec spécialisée dans les technologies de détection LiDAR (light detection and ranging) produit à environ 100 $ seulement l’unité et qui est protégé par près d’une soixantaine de brevets.

Il y a deux ans à peine, LeddarTech comptait une vingtaine d’employés. Ils sont aujourd’hui 107. Bientôt, ils seront 135, informe le directeur des communications et du marketing, Marc-Antoine Morin.

La réalisation récente d’une ronde de financement qui a rapporté 130 millions $ a donné des ailes à LeddarTech. Des sous provenant du Fonds de solidarité FTQ, mais aussi d’équipementiers du monde de l’automobile — Magneti Mareilli, Delphi et Integrated Device Technology — qui ont cerné le potentiel de la technologie mise au point dans la capitale.

Mardi, LeddardTech ouvrait ses portes à des représentants de Michelin, de Volvo, de Google et de Ford, entre autres, pour dévoiler ses secrets.

Venus des quatre coins du globe, ces spécialistes participeront, à compter de mercredi, au Sommet mondial de la mobilité durable Movin’on qui se tient à Montréal.

«Nous avons convié des participants à se pointer au Québec quelques jours avant le début du sommet pour leur permettre de visiter nos entreprises les plus innovantes en matière de transport électrique et intelligent», indique Sarah Houde, directrice générale de Propulsion Québec, la grappe des transports électriques et intelligents. «Une occasion, pour nous, d’amorcer des discussions ou de poursuivre celles déjà entamées avec des partenaires», ajoute M. Morin.

«Au Québec, nous sommes assis sur une mine d’or», avance Sarah Houde. «Nous avons tout pour faire exploser cette filière économique. Nous avons des ressources naturelles. Tout pour construire des véhicules. Nous avons aussi une longue tradition de constructeurs de trains, de jets d’affaires, de métros et même de bicyclettes. Et nous avons le climat idéal pour tester les véhicules dans les pires conditions», énumère-t-elle.

Des représentants de Michelin, de Volvo, de Google et de Ford venus d'un peu partout sur la planète ont participé, mardi, à une séance d'information avec les dirigeants de LeddarTech.