Ashton Leblond a profité de l'inauguration de sa nouvelle usine à Vanier pour lancer sa biographie, Ashton Leblond, juste du vrai. L'homme d'affaires a indiqué qu'il souhaitait que celle-ci puisse inspirer les jeunes à se réaliser par un rêve.

Une nouvelle usine et un livre pour Ashton Leblond

Comme Ashton Leblond l'a dit lui-même, mardi était un grand jour pour lui. En plus de lancer sa biographie Ashton Leblond, juste du vrai, l'homme d'affaires de 69 ans inaugurait en même temps une nouvelle usine de 5 millions $ sur l'avenue Godin, à Vanier.
Le nouveau bâtiment regroupe à fois la cuisine centrale de Chez Ashton et l'autre entreprise d'Ashton Leblond, Patates Jacmain, qui quitte Beauport pour s'y installer. «On voulait un bâtiment plus moderne et plus grand, de l'équipement meilleur et plus moderne et des méthodes de travail plus adaptées», a expliqué M. Leblond au Soleil.
Et celui qui avait mentionné il y a quelques mois qu'il envisageait de vendre son entreprise qui regroupe 25 restaurants a démontré que cela ne l'empêchait pas de continuer d'investir.
«Si, un jour, je décide de vendre, ces investissements seront déjà faits et les acheteurs seront heureux», a-t-il poursuivi. «J'ai lancé Ashton il y a 48 ans et Patates Jacmain il y a 37 ans. Patates Jacmain est moins connue, mais c'est ici qu'on prend les patates brutes, qu'on les pèle et qu'on les traite pour ensuite les ensacher et les expédier dans tous nos restaurants ainsi que dans d'autres restaurants de la région de Québec.»
Même s'il a avoué candidement à ses nombreux invités qu'il avait «un peu l'impression de déranger», l'homme d'affaires a ajouté qu'il aimerait bien toucher avec son livre ceux qui ont un rêve de devenir entrepreneurs. 
«Je l'ai fait pour que les jeunes puissent être inspirés à se réaliser par un rêve. Tout le monde peut te dire que t'es pas bon, mais t'es le seul à pouvoir te dire que tu peux être bon», a-t-il déclaré dans une courte allocution, exprimant avec humilité sa fierté «d'être parti du Quatrième Rang avec un problème de langage pour en arriver où il est aujourd'hui».
Parcours difficile
La route n'a en effet pas été facile pour le fondateur de Chez Ashton. Né en Estrie dans une famille de 18 enfants, il a d'abord vécu la pauvreté, la violence familiale et c'est avec «une sixième année et quelques cours du soir» qu'il s'est lancé dans la vie.
Même après ses succès en affaires, il a récemment dû traverser des moments difficiles alors qu'un cancer de la prostate, une dépression et une séparation difficile sont venus chambouler son quotidien.
«J'ai connu M. Leblond l'automne dernier et j'ai tout de suite été séduite par son histoire, par sa résilience et son courage. Je trouve qu'au Québec, on oublie trop souvent de parler des succès et il faut le faire pour inspirer les jeunes. Surtout que M. Leblond est parti de rien pour en arriver où il est», raconte sa biographe, Sonia Reid.
C'est la remarque, lors d'une visite à l'Île d'Orléans, d'une personne qui avait traité l'homme d'affaires de «maudit urbain» qui avait incité celui-ci à déballer son sac et à parler de ses origines bien rurales à celle qui a signé le livre publié aux Éditions du Dauphin Blanc.
Inspirant
Le parcours d'Ashton Leblond a aussi beaucoup inspiré le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, et la vice-première ministre Lise Thériault, présents à l'inauguration et au lancement du livre.
«C'est formidable ce qu'il a réussi à créer de ses mains. C'est un exemple qui montre qu'on peut réussir quand on veut malgré des moments difficiles», a déclaré le ministre Blais, qualifiant M. Leblond de «bonhomme extraordinaire».
«La beauté de votre histoire, c'est que les jeunes qui ne sont pas faits pour les bancs d'école, il faut leur inculquer le goût de partir en affaires. Vous êtes un exemple pour ces jeunes. Comme vous, moi et André Drolet (député libéral de Jean-Lesage), ne sommes pas de grands diplômés. On s'est faits à travers l'entrepreneuriat», a conclu Mme Thériault.