Douze succursales de la Société québécoise du cannabis sont ouvertes à travers la province, depuis 10h mercredi.

Une moyenne de 50 transactions par minute à la SQDC

La Société québécoise du cannabis (SQDC) n’aura pas chômé, mercredi. À 16h, elle avait enregistré plus de 24 000 commandes, dont 18 000 sur son site Web. Ce qui signifie une moyenne de 50 transactions à la minute.

La journée a débuté tôt pour les travailleurs de la SQDC. Vers 7h40, le site transactionnel était lancé. Vers 9h30, plusieurs produits n’étaient déjà plus disponibles.

Après un petit tour d’horizon, des variétés de fleurs de cannabis séchées, Tangerine dream et Argyle, étaient notamment en rupture de stock pour les formats de 3,5 grammes. Ces produits étaient toujours disponibles en format de 15 grammes.

Du côté des atomiseurs oraux, Bakerstreet (40ml) n’était plus disponible sur le site Web. Il n’était pas possible non plus d’acheter des joints préroulés des produits Lagune et Terra (3 unités de 1 gramme).

Il faut dire que seulement douze succursales de la SQDC sont ouvertes à travers la province, depuis 10h mercredi. Plusieurs régions ont accès au marché légal seulement via le site transactionnel de la société d’État.

Rappelons que la limite d’achat est de 30 grammes par commande. Cette dernière peut comprendre plusieurs articles. Il faut prévoir entre deux et cinq jours ouvrables pour la livraison. Des frais de 5 $ (plus taxes) sont applicables.

Mardi, la direction de la SQDC avançait qu’environ 110 produits allaient être affichés sur www.SQDC.ca et elle anticipait déjà des ruptures de stock.

Elle soulignait qu’elle devrait recevoir entre «60% et 70%» de ses commandes prévues par mois. Les responsables s’attendaient à réaliser environ 4000 transactions par jour sur le Web.

Pour commander en ligne, le client doit tout d’abord fournir des informations sur sa date de naissance. Par la suite, il accède à l’interface du site où la société d’État met à sa disposition des outils pour mieux comprendre le marché du cannabis et ses effets sur l’humain.

Dans le catalogue des produits, on retrouve l’espèce (Indica, Sativa ou Hybride), l’intensité (de modérée à élevée), la teneur en THC et en CBD, les arômes (boisé, citronné, diesel, épicé, floral, fromagé, fruité, moufette, sucré et terreux), la marque, le producteur, le format et les prix.

Lorsqu’on clique sur un produit, dans sa description, on peut lire la liste des effets indésirables potentiels, comme les yeux rouges, l’accélération du rythme cardiaque, de la paranoïa, des nausées, la bouche sèche ou des étourdissements

Le produit le moins dispendieux est le Toucher qui revient à 5,29 $ le gramme, taxes incluses. Seulement un produit est sous la barre des 6 $ le gramme.

Pour réaliser l’achat, le consommateur doit se créer un compte et fournir notamment son nom, l’adresse de livraison ainsi qu’un numéro de téléphone. Avant de valider sa commande, il doit cocher une case confirmant qu’il accepte les conditions de vente en ligne et qu’il a bien pris connaissance des mises en garde sur la consommation de cannabis. Un courriel de confirmation lui est ensuite transmis.

Aucun remboursement

Quant à la politique de retour pour les produits, la SQDC mentionne qu’elle n’effectuera aucun remboursement, et ce, peu importe le motif.

En cas «d’erreur d’expédition» ou si le produit livré est «inapte», il est possible de l’échanger dans un délai de 14 jours. Pour y parvenir, il faut contacter le service à la clientèle. De plus, un produit acheté sur le site Web ne peut pas être retourné dans une succursale.

Le Canada est devenu, mercredi, le seul pays du G7 à légaliser cette substance. Au Québec, l’âge légal est de 18 ans et il n’est pas possible de cultiver son pot à la maison, contrairement à d’autres provinces.

À LIRE AUSSI:

La ruée vers le pot [VIDÉO]

La Société du cannabis en ligne manque déjà de produits

Une dégustation façon Bloc Pot

+

DES SITES FRAUDULEUX AUX COULEURS DE LA SQDC

La SQDC a indiqué avoir répertorié mercredi plusieurs sites frauduleux de ventes de cannabis, comme www.goodweed.ca et sqdcquebec.com. Ces derniers tentaient de soutirer des informations personnelles aux consommateurs.

«Ils ont été depuis désactivés par nos responsables en technologies de l’information», mentionne au Soleil Mathieu Gaudreault, relationniste pour la SQDC.

Ce dernier invite les consommateurs à faire preuve de prudence, car plusieurs affichent sur leur page le logo et les couleurs de la nouvelle société d’État. «Il faut se méfier des sites qui demandent des informations nominatives, ce n’est pas ce que nous faisons. Si on commence à vous poser plusieurs questions sur votre nom, votre adresse, ou votre numéro de téléphone, ce n’est pas le site de la SQDC. On demande seulement ses informations pour la livraison», rappelle M. Gaudreault.  Avec Anne Drolet