Samuel Vachon, Marcel Vachon et Lise Champagne ouvrent une nouvelle succursale de l'école de conduite Vachon située à Lévis, la première école de conduite automobile au Québec à être 100 % électrique.
Samuel Vachon, Marcel Vachon et Lise Champagne ouvrent une nouvelle succursale de l'école de conduite Vachon située à Lévis, la première école de conduite automobile au Québec à être 100 % électrique.

Une école de conduite 100 % électrique à Lévis

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
L’entreprise Vachon école de conduite supérieure a fait un pas de plus vers la réalisation de sa promesse d’électrifier l’ensemble de sa flotte de véhicules. Profitant de l’ouverture de sa nouvelle succursale située à Lévis, elle a du même coup annoncé que celle-ci serait la première école de conduite automobile au Québec à être 100 % électrique.

«Nous avons acquis une Tesla et une Hyundai Ioniq pour répondre aux besoins que nous devrions avoir lors de la première année de l’école», a expliqué Samuel Vachon, copropriétaire de l’école lévisienne. «Par la suite, la flotte évoluera selon la demande des étudiants mais toujours elle sera constituée de véhicules électriques. Il n’y aura aucune voiture à essence à l’école de Lévis.

«La raison de cette décision c’est que nous voulions répondre aux besoins et aux demandes des jeunes qui manifestent contre la pollution et font la promotion de la protection de l’environnement. Le fait d’avoir des voitures 100 % électriques nous permettra de réduire nos émissions de CO2 dans notre entreprise. On voulait aussi inculquer aux jeunes conducteurs des valeurs et amener chez eux des habitudes qu’ils garderont en en vieillissant.»


« La raison de cette décision c’est que nous voulions répondre aux besoins et aux demandes des jeunes qui manifestent contre la pollution et font la promotion de la protection de l’environnement [...] On voulait aussi inculquer aux jeunes conducteurs des valeurs et amener chez eux des habitudes qu’ils garderont en en vieillissant »
Samuel Vachon, copropriétaire de l’école de conduite Vachon

M. Vachon a indiqué que le fait de proposer uniquement des véhicules électriques à son école sera l’occasion de permettre à une majorité de conducteurs d’avoir un premier contact avec un véhicule électrique, de se familiariser avec sa conduite et de voir comment il se comporte. 

«Et aussi d’y prendre goût et de le vivre. Les conducteurs vont être appelés à conduire dans différentes conditions et ils pourront constater qu’un véhicule électrique c’est bon peu importe les aléas du climat québécois. Ça sera aussi l’occasion de leur dire qu’un véhicule électrique, ce n’est pas plate. Au contraire, c’est plaisant. Et c’est pour cette raison que notre slogan, c’est: une formation électrisante. 

Le copropriétaire de l’entreprise lévisienne, qui a indiqué en riant que parfois des parents étaient jaloux de voir que leur enfant conduise une auto électrique avant eux, a mentionné que son école offrirait des évènements d’essais des véhicules électriques de sa flotte dès la fin de la pandémie afin de créer un engouement pour ce type de voiture chez les plus vieux.

Des économies

Ayant pignon sur rue dans cinq municipalités de Chaudière-Appalaches (Sainte-Justine, Saint-Georges, Sainte-Marie, La Guadeloupe et Lévis), Vachon école de conduite supérieure compte sur une flotte d’une vingtaine de véhicules. De ce nombre, six sont entièrement électriques. Il a expliqué que même si lors de l’achat, le coût d’un véhicule électrique était supérieur à celui d’une voiture à essence, les économies engendrées avec les années sur les frais d’essence permettaient d’amortir la dépense initiale. Car chez Vachon école de conduite supérieure, les véhicules roulent en moyenne, tout dépendant du secteur où est situé la succursale, entre 50 000 et 60 000 par année.

«Un moteur électrique n’ayant pas besoin d’huile, nous économisons aussi sur les vidanges d’huile à moteur et d’huile à transmission et sur et remplacements des filtres. Ce qui est aussi très écologique au niveau de la protection de l’environnement parce que les déchets d’entretien sont moindres. C’est aussi quelque chose à considérer sérieusement.