« Nous sommes préoccupés, bien sûr, par les propositions qui limiteraient le droit de pratiquer sa religion », a déclaré le ministre des Affaires intergouvernementales et lieutenant québécois de Stephen Harper, Denis Lebel.

Une cinquantaine de fonctionnaires fédéraux déménageront à Québec en 2017

Dans un discours à saveur politique teinté de nombreux rappels des réalisations du gouvernement conservateur en matière de développement économique, le ministre fédéral Denis Lebel a annoncé le transfert à Québec d'une cinquantaine de personnes du bureau montréalais de l'Agence de développement économique du Canada en 2017.
Si l'échéance semble loin et le nombre de fonctionnaires peu nombreux, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Alain Kirouac, estime que c'est une excellente nouvelle pour les gens d'affaires de Québec et de tout l'est de la province.
«Il y a de nombreux programmes fédéraux dont peuvent bénéficier les entrepreneurs», précisait-il à la suite du déjeuner-causerie où le ministre Lebel prenait la parole. «Ils pourront avoir un service de proximité et plus personnalisé qu'en traitant avec le bureau de Montréal.»
Fin du bail
Le ministre Lebel a tenu à préciser que le déménagement se fera en 2017 à la fin du bail de l'agence et que les employés transférés seront greffés au bureau d'affaires de Québec pour donner un meilleur service. À la suite de ce déménagement, l'agence de développement aura 60 % de son personnel dans les bureaux d'affaires en région et 40 % au siège social de Montréal.
Ministre responsable de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales,
M. Lebel a rappelé que le nouveau programme d'infrastructure en place pour le 1er avril 2014 comportera une enveloppe budgétaire de
53 milliards $. Il n'a pu s'empêcher de décocher quelques flèches en direction du gouvernement du Québec quant au programme de formation des employés et sur celui des infrastructures.
Communication difficile
Québec serait la seule province où le ministre ne peut discuter directement avec un maire pour les projets d'infrastructures. «Je peux discuter directement avec le maire d'Ottawa pour ses projets, raconte-t-il, mais au Québec, une municipalité doit attendre le
OK du gouvernement provincial en fonction de ses priorités avant l'approbation du fédéral.» Pour lui, il y a une trop grande lourdeur administrative avant qu'un projet puisse voir le jour.
Les négociations des ententes avec les provinces sur le programme d'infrastructure auront lieu cet automne.