Les croisières gourmandes ont la cote, et les consommateurs sont à la recherche d’expériences, croient les créateurs d’«Un Château sur l’eau». «L’expérience est équivalente à celle offerte au Château, précise Frédéric Cyr.

Une balade sur le fleuve à 300 $ par tête

En apposant le sceau du Château Frontenac sur celui des Croisières AML, deux entreprises de la capitale nationale bien établies, les risques étaient minimes et le pari calculé. Les deux parties ont bon espoir que l’expérience «Un Château sur l’eau» trouvera rapidement preneur.

Un Château sur l’eau est la réunion de deux «grosses machines» de la ville de Québec offrant aux consommateurs un produit intime : un repas de type cocktail dînatoire concocté par la brigade du Château Frontenac à bord du Vent des îles de la famille AML.

Cette croisière d’une durée de 2h30 trimballe la centaine de passagers du quai Chouinard jusqu’à la Chute Montmorency et la pointe de l’île d’Orléans. Et pour lancer le projet, Un Château sur l’eau profitera du spectacle des Grands Feux Loto-Québec. Les croisières sont offertes le samedi 27 juillet, puis tous les soirs des Grands Feux, entre le 31 juillet et le 24 août. 

Le coût du billet : 300 $ par tête. Sur les ponts du catamaran à moteur, d’ailleurs rénové pour accueillir le nouveau concept, les convives dégustent un copieux cocktail dînatoire gastronomique, boivent des vins d’importation privée et autres alcool à volonté, le tout, transportés par le son des instruments et les flots du Saint-Laurent. 

Et avec le cocktail dînatoire, on favorise l’expérience dynamique, rappelle le directeur culinaire du Château Frontenac, Frédéric Cyr. «Quand on est sur un plus petit bateau, on a vraiment le feeling de naviguer. On veut que les gens se déplacent sur tous les ponts afin d’admirer les différents points de vue.»

Quelques centaines de mètres séparent la cuisine du Château et le quai d’embarquement. Il n’y avait pas trop de restriction pour l’élaboration de menu, donc. «L’expérience est équivalente à celle offerte au Château, précise Frédéric Cyr. Une fois à bord, il ne reste plus qu’à réchauffer et à dresser.»

Yan Hamel, président-directeur général de Croisières AML et Frédéric Cyr, directeur culinaire du Château Frontenac

En quête d’expérience

Le partenariat discuté depuis janvier s’est concrétisé il y a quelques semaines à peine. Bien que le Château Frontenac et les Croisières AML aient déjà spontanément collaboré, il s’agit de leur premier produit conjoint. 

L’offre est haut de gamme et le prix d’entrée est élevé, reconnaît l’organisation. «Mais il y a un marché grandissant qui est prêt à payer pour ce genre d’expérience», fait valoir Yan Hamel, président-directeur général de Croisières AML. Parce que les croisières gourmandes ont la cote, et les consommateurs sont à la recherche d’expériences.

Depuis quelques années, les Croisières AML misent sur une offre gastronomique. Quelque 125 000 repas sont servis annuellement sur les différentes flottes de la marque. Les soupers croisières dits «tapis rouge» et «signature», les expériences haut de gamme signées AML, affichent complet. «Le marché est prêt», selon M. Hamel. 

Après la saison de lancement, Un Château sur l’eau misera sur les groupes corporatifs. Un menu et une ambiance adaptés seront offerts. «Les clients veulent de la nouveauté», laisse tomber Sylvie Gravel, directrice des événements sociaux et du service de traiteur du Château Frontenac, qui a largement travaillé sur le concept. 

«Le prix de l’expérience sur l’eau n’est pas plus élevé que l’organisation d’un événement dans une salle louée.»