La diarrhée épidémique porcine tue jusqu'à 100 % des porcelets.

Un virus mortel pour les porcs détecté au Québec

La diarrhée épidémique porcine (DEP), un virus qui tue jusqu'à 100 % des porcelets lorsqu'il entre dans une porcherie, a été détectée sur un quai de déchargement d'Olymel au Québec mardi soir. Des informations non officielles faisaient aussi état en fin de journée hier de sa découverte sur un cochon en Ontario.
Entré aux États-Unis en provenance de Chine en avril dernier, le virus est depuis ce temps l'objet de mesures de biosécurité extrêmement vigilantes pour bloquer son entrée au Canada. Au sud de la frontière, il a été détecté dans 23 États à ce jour.
Selon David Boissonneault, président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, c'est un test environnemental effectué par Olymel qui a permis de le découvrir sur le quai de la compagnie à Saint-Esprit dans Lanaudière. Il n'a pas été détecté sur un animal, précise-t-il.
Richard Vigneault, porte-parole d'Olymel, précise que des mesures de désinfection accentuées ont été prises. L'entreprise travaille de concert avec l'Équipe québécoise de santé porcine.
Les camions qui font l'aller-retour entre le Canada et les États-Unis sont le vecteur principal du virus; ils doivent donc être lavés, séchés et désinfectés avant de revenir sur les fermes du Québec. À cet égard, M. Boissonneault se dit extrêmement déçu du peu de collaboration du gouvernement fédéral qui n'a pas voulu imposer cette exigence aux frontières.
Malgré la découverte de mardi, il ne lance pas la serviette et constate au contraire que cela renforce la détermination des producteurs à protéger leurs troupeaux.
Quant à la nouvelle émanant de l'Ontario, il ne pouvait la commenter lors de l'entretien avec Le Soleil puisqu'elle n'avait pas été confirmée.
Richard Vigneault rappelle que la DEP n'est pas dangereuse pour la viande, ni pour les humains et les autres espèces animales. Il s'agit essentiellement d'un enjeu de production qui pourrait coûter des dizaines de milliers de dollars aux éleveurs. Il dit souhaiter l'implication de tous les partenaires de l'industrie pour continuer de le contrôler.