De nombreuses firmes se sont montrées intéressées par le terrain de l'ancien zoo. Le groupe SOS Zoo a toutefois indiqué qu'il renonçait à son projet de parc faunique de la nordicité.

Un spa et un parc médiéval parmi les projets pour remplacer le zoo

Des firmes d'architecture et d'ingénierie, des promoteurs immobiliers, une entreprise exploitant des spas et un entrepreneur ayant déjà présenté son concept de parc récréotouristique médiéval à l'émission Dans l'oeil du dragon comptent parmi la vingtaine de parties qui lorgnent les terrains de l'ancien zoo de Québec afin d'y développer un projet.
Les intéressés ont jusqu'à midi aujourd'hui pour présenter à la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), propriétaire des lieux, leur projet «à vocation récréotouristique». Selon une liste datant du mois de juillet et consultée par Le Soleil, 27 firmes, particuliers ou organismes ont réclamé les documents définissant les critères recherchés par Québec pour le ou les futurs locataires des 160 000 mètres carrés qu'occupait jusqu'en 2006 l'ancien zoo de Québec.
Parmi ceux-ci figurent ARUP, Dessau, Roche, Favreau Blais associés architectes, ABCP Architecture, Century 21, Guillemette Propriétés et une entreprise de Québec qui organise des événements, Les productions Logico. Amerispa, qui a récemment ouvert un spa au Château Frontenac, ne cache pas avoir un intérêt pour l'espace vert situé au coeur de Charlesbourg. La vice-présidente de l'entreprise, Louise Brossoit, a confirmé au Soleil qu'un projet était sur la table à dessin cet été, mais a refusé d'en dévoiler les contours.
Idem pour le président de Coliseum concept, Christian Dery, qui a déjà soumis son idée de parc récréotouristique médiéval à l'émission Dans l'oeil du dragon en 2012. Celui qui exploite deux camps de vacances, Le Saisonnier à Lac-Beauport et Val-Estrie, avait imaginé un «équipement multidisciplinaire» quatre saisons pour tous les âges.
Hôtel de glace
Le directeur de l'Hôtel de Glace, Jacques Debois, n'a pas rappelé Le Soleil jeudi. Celui qui occupe une portion du terrain pendant la saison froide avait déjà lancé l'idée d'aménager un parc ouvert quatre saisons où l'eau et la biodiversité seraient mises en valeur.
Par ailleurs, le groupe SOS Zoo a laissé savoir jeudi qu'il renonçait à présenter son projet de parc faunique de la nordicité, dénonçant au passage les critères trop stricts imposés par le gouvernement libéral.
Dans son appel de propositions, la SEPAQ précise qu'elle cherche des promoteurs aguerris ayant les reins solides sur le plan financier.