Une coalition de médias écrits, comprenant notamment des responsables du Groupe Capitales Médias et du Devoir, a cogné à la porte d'Ottawa pour obtenir une aide financière afin de traverser la crise.

«Un soutien d'urgence» réclamé pour les médias écrits

Face à un avenir incertain, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) demande au gouvernement provincial d'intégrer dans son prochain budget «un soutien d'urgence» pour les médias écrits.
La CSN a tenu un point de presse, jeudi midi, où elle a entre autres réclamé au gouvernement de Philippe Couillard «un crédit d'impôt sur la masse salariale et l'intégration de la presse écrite aux programmes existants de modernisation technologique».
En 2014, à Québec, la CSN avait également interpelé le gouvernement s'inquiétant face aux nombreuses pertes d'emplois dans le secteur ainsi que de la fermeture de plusieurs médias. Depuis, une coalition de médias écrits, comprenant notamment des responsables du Groupe Capitales Médias et du Devoir, a cogné à la porte d'Ottawa pour obtenir une aide financière afin de traverser la crise.
«Ce déclin de la presse écrite qui se poursuit n'est pas sans conséquence : selon le Bilan 2016: État de la nouvelle, d'Influence Communication, les régions n'existent tout simplement plus dans l'univers médiatique québécois», déplore Jacques Létourneau président de la CSN. «Il est inconcevable que 50 % de la population de notre province n'entende presque plus parler d'elle», poursuit-il.
Selon la centrale syndicale, l'introduction d'un crédit d'impôt sur la masse salariale de 25 % dans les grands centres, comme Québec et Montréal, et de 35 % dans les régions coûterait entre 10 et 13 millions $ par année.