Un quota de «jeunes» réclamé dans les sociétés d'État

Force Jeunesse (FJ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) se félicitent que les jeunes de moins de 35 ans auront finalement leur place au sein des conseils d'administration des 23 sociétés d'État du Québec.
Les deux groupes se réjouissent du dépôt vendredi du projet de loi du député de Sainte-Rose, Jean Habel, qui devrait autoriser, une fois adopté, la création d'un siège réservé à un jeune de moins de 35 ans sur les conseils d'administration de chaque société d'État.
Depuis des années, Force Jeunesse faisait pression auprès du gouvernement, des élus, des partis politiques, des groupes de la société civile et des gens d'affaires pour agir en ce sens alors qu'une étude démontre que les moins de 35 ans représentent moins de 1% des administrateurs de ces sociétés.
Nolywé Delannon, la présidente du groupe, estime que la proposition «ambitieuse» du député libéral lavallois, qui a reçu une ovation de ses collègues, assurera à son avis une relève d'administrateurs publics compétents pour le Québec. L'âge moyen d'entrée au C.A. des sociétés d'État est, aujourd'hui, de 51 ans.
Mme Delannon a bon espoir que le projet sera adopté rapidement dès le retour des parlementaires à l'automne compte tenu d'une volonté d'aller de l'avant. Pour elle, c'est une «belle victoire» pour les jeunes d'aujourd'hui et de demain.
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) abonde dans le même sens, estimant que le projet est une «avancée majeure», ajoutant qu'il y a un manque de relève sur les instances depuis belle lurette.
La nouvelle présidente, Rose Crevier-Dagenais, affirme qu'il y aura ainsi une meilleure représentativité au sein des entreprises d'État
Le projet de loi émane d'un simple député, mais elle demande au gouvernement de le ratifier le plus vite possible.