Karine Lavertu, conseillère municipale à la Ville de Lévis pour le quartier Charny, Catherine Audy et Caroline Gingras, vétérinaires propriétaires, et Mathieu Larochelle, président L2 Construction

Un projet de clinique vétérinaire de 4M $ à Lévis

Deux vétérinaires voient grand pour leur nouveau projet de clinique à Lévis. En fait, le mot clinique ne suffit pas : on parle plutôt d’un complexe incluant aussi une boutique, un service de toilettage et un café canin, sous un même toit. Un projet de 4 millions $, basé sur la médecine intégrative, qui inclut des soins comme l’acupuncture, l’ostéopathie et la physiothérapie pour les animaux.

«C’est encore plus gros que ce que j’espérais au départ. Mais c’est réfléchi comme projet», insiste la Dre Caroline Gingras, derrière le projet Harmonia avec la Dre Catherine Audy. Toutes deux sont issues de la même promotion en médecine vétérinaire, en 2005, mais c’est au hasard d’une formation en acupuncture pour animaux qu’elles se sont rencontrées et ont décidé de développer un projet ensemble. Le choix de la Rive-Sud de Québec a été fait après une analyse rigoureuse de différents marchés à travers la province, a mentionné Dre Gingras, en entrevue téléphonique avec Le Soleil. 

L’immeuble tout neuf qui accueillera le complexe lèvera de terre dans le secteur de Charny. Le projet a été pensé jusque dans son architecture pour procurer un milieu apaisant aux animaux, pour qui aller chez le vétérinaire constitue souvent un stress majeur. L’entreprise de Québec L2 Construction et la firme BLH Architectes, basée à Trois-Rivières, ont conçu un bâtiment de 10 000 pieds carrés où la lumière et les matériaux naturels seront mis de l’avant. Les investissements, de l’ordre de 4 millions $, proviennent des vétérinaires propriétaires et de leurs familles, avec le soutien de la Banque Nationale, a mentionné Caroline Gingras. 

«On joue le tout pour le tout, a-t-elle ajouté. Le projet est unique. On tient vraiment à intégrer l’ostéopathie, l’acupuncture et la physiothérapie dans la médecine traditionnelle comme des compléments, des outils de plus dans notre arsenal thérapeutique. Le but, c’est vraiment d’améliorer la qualité de vie de l’animal.»

L’entreprise devrait employer à terme entre 12 et 15 personnes. Caroline Gingras tient à spécifier que sa partenaire et elle souhaitent accorder un soin particulier à la gestion des ressources humaines. «Les gens ne le savent pas nécessairement, mais le milieu vétérinaire n’est pas un milieu facile. Il y a beaucoup de pression», a-t-elle soutenu. «On veut vraiment que les gens chez nous s’accomplissent et s’épanouissent, qu’ils soient heureux au travail. Je pense que ça va transparaître dans les soins qu’on va donner aux animaux.»

L’ouverture de la nouvelle clinique est prévue pour le printemps 2020.