L'équipe de Gracia Adam pourra compter sur les surplus des jardins communautaires et les fermes de la région pour remplir les trois vélos triporteurs qui sillonneront Limoilou les samedis.

Un marché mobile à vélo dans Limoilou

Trop compliqué d'aller au marché? Cet été, dans Limoilou, les fruits et légumes viendront à vous. Des vélos triporteurs sillonneront le quartier afin de vendre à prix abordables les récoltes de fermes de la région.
Pour les familles qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, il n'est pas évident de se déplacer pour acheter des fruits et légumes fraîchement cueillis. Le prix peut aussi freiner les ardeurs de certains, explique Gracia Adam, une des responsables du projet Se mobiliser pour bien manger, qui découle de l'Approche territoriale intégrée de Limoilou.
Pour aider les familles à mieux manger, deux vélos triporteurs se promèneront aux quatre coins du quartier tous les samedis, du 30 août au 11 octobre, de 9h à 16h. Ils s'arrêteront au parc Sainte-Odile, au parc Marchand, au parc d'Iberville, au Centre Mgr-Marcoux et au parc Bardy. Ce marché mobile à vélo s'inspire notamment d'un projet similaire, Fruixi, qui se déroule à Montréal depuis 2011.
Les fruits et légumes, achetés au prix du gros auprès de fermes de la région, seront vendus à un prix abordable. L'équipe de Mme Adam pourra aussi compter sur les surplus des jardins communautaires du Patro Roc-Amadour et des Ateliers à la terre pour s'approvisionner.
Marché fixe
En plus, un minimarché fixe aura pignon sur rue près du parc Cartier-Brébeuf, à l'angle des rues de l'Espinay et de Guyenne, tous les dimanches de 13h à 15h, toujours de la fin août au début octobre.
L'an dernier, la formule du minimarché a été testée quelques semaines sous forme de projet-pilote. Le succès fut instantané.
«On a voulu étendre la formule cette année, mais il aurait été difficile d'organiser plusieurs minimarchés dans l'ensemble du quartier. C'est pour cette raison qu'on a pensé à la formule du marché mobile avec les vélos», explique Mme Adam.
Cette initiative, qui a reçu le feu vert de la Ville de Québec, permettra aussi de renseigner les gens venus faire quelques achats sur les projets de cuisines collectives, de groupes d'achats et de jardins collectifs du quartier, en plus de leur faire découvrir des légumes moins connus ou mal aimés, accompagnés de quelques conseils pour les cuisiner.
«Les légumes racines, par exemple, ne coûtent pas cher et ils sont très nourrissants. Mais souvent, les gens ne savant pas comment les apprêter», explique Mme Adam. Cette fois, plus d'excuses!