C’est avec beaucoup de persévérance qu’Éric Bergeron, fondateur de Flyscan, a réussi à convaincre Enbridge, une entreprise canadienne spécialisée dans le transport de pétrole par oléoduc.
C’est avec beaucoup de persévérance qu’Éric Bergeron, fondateur de Flyscan, a réussi à convaincre Enbridge, une entreprise canadienne spécialisée dans le transport de pétrole par oléoduc.

Un investissement de 4,3 M$ US pour Flyscan

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
EXCLUSIF / L’entreprise québécoise Flyscan annoncera mardi la conclusion d’un financement en capital de risque de 4,3 millions de dollars américains avec l’investisseur stratégique Enbridge. Cet investissement servira à développer la technologie conçue par Flyscan, qui consiste à repérer les fuites de pétrole dans les pipelines souterrains.

Avec beaucoup de persévérance, Éric Bergeron, fondateur de Flyscan, a réussi à convaincre Enbridge, une entreprise canadienne spécialisée dans le transport de pétrole par oléoduc. «Ça a été difficile de percer ces grosses compagnies-là. Elles se font souvent offrir des solutions miracles par d’autres entrepreneurs. Il faut qu’ils filtrent entre ce qui est réel et ce qui n’est que de la poudre aux yeux», explique-t-il en entrevue au Soleil

Parmi les autres investisseurs, notons la Banque de développement du Canada et l’Institut national d’optique du Canada. «Ce sont les meilleurs investisseurs que je n’aurais pu avoir», lance M. Bergeron.

La technologie de Flyscan consiste à installer un laser ultraviolet sous les hélicoptères ou les avions qui surveillent les oléoducs. Ce laser permet de détecter le benzène, une molécule contenue dans tous les pétroles bruts. «Notre technologie va pouvoir détecter même les petites fuites, ce que l’industrie est incapable de faire pour le moment», précise-t-il.

Éric Bergeron a fondé Flyscan en 2015. «Ça fait cinq ans que nous travaillons d’arrache-pied à développer ce produit.» Ces fonds permettront à l’entreprise de terminer son développement. Le fondateur espère commencer les tests en vol dès la fin de l’année et les opérations commerciales en 2021.