Un fonds spéculatif fait une offre de dernière minute pour sauver Sears

NEW YORK — Un fonds spéculatif dirigé par le président du conseil d’administration de Sears, Eddie Lampert, a annoncé vendredi avoir soumis une offre de dernière minute pour empêcher la liquidation du détaillant en difficulté.

L’offre, évaluée à 4,4 milliards $, doit encore être approuvée. Une audience du tribunal est prévue pour la mi-janvier.

Transform Holdco, une filiale du fonds spéculatif ESL Investments, d’Eddie Lampert, a indiqué qu’elle espérait maintenir 425 magasins ouverts et 50 000 emplois. L’offre comprend un financement de 1,3 milliard $ provenant de trois institutions, a déclaré ESL dans un communiqué.

Le fleuron américain, qui était jadis la plus importante chaîne de grands magasins du pays, devait faire face à une date limite fixée à vendredi dernier pour des soumissions sur ses magasins restants afin d’éviter leur fermeture complète. Plus tôt vendredi, Sears avait annoncé la fermeture de 80 autres magasins, qui s’ajoute aux 182 magasins dont la fermeture est déjà prévue — 142 d’ici la fin de l’année et les 40 autres d’ici février 2019.

Lorsque la société Hoffman Estates, de l’Illinois, a demandé en octobre la protection du chapitre 11 en matière de faillite, elle comptait 687 magasins et 68 000 travailleurs.

Le détaillant, qui est né avec son catalogue de vente par correspondance dans les années 1880, a connu une lente spirale vers son déclin. Sears Holdings Corp., qui exploite également Kmart, rejoint la liste des marques de distribution, reprises par des fonds spéculatifs, qui se sont effondrées sous le poids de la dette qui leur a été imposée. Tous n’ont pas évité la faillite: Toys R Us a fermé tous ses magasins en juin dernier, neuf mois après le dépôt de sa demande de protection du chapitre 11.

Sous Eddie Lampert, Sears a gagné du temps en cédant des activités et en reprenant les marques qui lui étaient étroitement associées, comme les équipements de plein air Craftsman. M. Lampert, président et principal actionnaire de la société, a prêté son propre argent et mis en place des accords pour maintenir la société à flot et rentabiliser tout profit possible pour le fonds spéculatif ESL.

ESL a estimé que si son offre était acceptée, elle s’attend à ce que la société évite la faillite.