L’arpenteur-géomètre Robert Giroux rachète la compagnie qu’il a fondée en 1991, Giroux Arpentage. Il l'avait vendue il y a neuf ans.
L’arpenteur-géomètre Robert Giroux rachète la compagnie qu’il a fondée en 1991, Giroux Arpentage. Il l'avait vendue il y a neuf ans.

Un entrepreneur d’ici… de retour au bercail

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
L’arpenteur-géomètre Robert Giroux a vendu sa compagnie il y a neuf ans à la firme d’ingénierie WSP Global. Cette année, il revient aux sources, à sa passion première. Il rachète la compagnie qu’il a fondée en 1991, Giroux Arpentage. «Une belle histoire qu’on va pouvoir réécrire», lance le passionné. 

L’entrepreneur a reçu un téléphone en février. On lui annonçait que WSP Global envisageait de vendre sa division géomatique. M. Giroux y a vu une opportunité, une chance de pouvoir racheter son «bébé».

«Sur le coup, ça m’a reviré à l’envers», entame-t-il, tout en admettant qu’il n’a pas eu besoin d’y réfléchir trop longtemps. «C’est difficile pour moi de voir mon entreprise s’en aller pour un compétiteur.»

Il y a neuf ans, M. Giroux détenait une des plus grosses entreprises d’arpentage au Québec, Giroux Arpentage, avec 125 employés. L’arpenteur-géomètre, qui se qualifie lui-même d’une personne «insatiable», a toujours regretté de ne pas être allé dans les autres provinces ou à l’international. «J’ai l’impression qu’il y a plein de choses que je n’ai pas encore accomplies. Je veux que l’entreprise passe à un autre stade.»

L’homme originaire de la Beauce devra toutefois patienter. Sa compagnie ne compte désormais que 37 employés. «Il va falloir que je m’adapte, que je retourne à une structure plus petite.» Mais ce dernier affirme qu’il a déjà hâte de faire grossir son entreprise. «C’est mon objectif le plus immédiat», affirme-t-il.

Un passionné qui carbure aux défis

Avec l’expérience et le recul, M. Giroux soutient avoir une vision pour le futur de la compagnie. «J’ai eu neuf ans pour réfléchir à ce que je ferais si j’avais une nouvelle entreprise.» Il désire dorénavant offrir une meilleure expérience client en faisant participer davantage ses employés. «Avant, j’étais au premier plan, mais maintenant, je veux que mes employés le soient au lieu de moi. Je veux qu’ils se réalisent.»

Malgré le contexte de pandémie, l’entrepreneur est d’avis que la situation représente un «beau défi». Ce ne sera pas le premier obstacle qu’il a dû surmonter au cours de sa carrière. En 1991, lors de la fondation de sa compagnie, les temps étaient durs économiquement. S’il reconnaît que ce n’est pas facile de se lancer en affaires, il poursuit : «Ça m’allume plus que tout autre chose. Je trouve ça motivant.»

Celui qui a commencé le métier d’arpenteur en travaillant pour son père alors qu’il n’était qu’étudiant est optimiste pour l’avenir. Au bout du fil, il ne semble aucunement regretter sa décision. «Maintenant, j’ai les moyens de mes ambitions. Je sais où je veux aller. C’est sûr qu’il faut que j’investisse du temps et de l’argent, mais je sais que je peux y arriver.»