L’entreprise Pièces d’Auto Transit, du président Stéphane Guay, investira entre 12 et 14 millions $ qui lui permettront de tripler la superficie de son entrepôt qui passera de 50 000 pieds carrés à 150 000 pieds carrés.
L’entreprise Pièces d’Auto Transit, du président Stéphane Guay, investira entre 12 et 14 millions $ qui lui permettront de tripler la superficie de son entrepôt qui passera de 50 000 pieds carrés à 150 000 pieds carrés.

Un entrepôt trois fois plus grand pour Pièces d’Auto Transit

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Commencés en juin, les travaux d’agrandissements du siège social de Pièces d’Auto Transit, à Lévis, commencent à prendre forme. Des travaux totalisant des investissements entre 12 et 14 millions $ qui permettront à l’entreprise de tripler la superficie de ses installations et d’embaucher une centaine d’employés supplémentaires lorsqu’ils auront été complétés en décembre.

Le projet d’agrandissement des installations de Pièces d’Auto Transit est venu au monde, il y a environ deux ans. Son président Stéphane Guay explique que son entreprise était en croissance depuis plusieurs années et qu’elle commençait à manquer d’espace.

«J’ai derrière moi une équipe qui me donne du plaisir à faire grandir Pièces d’Auto Transit. Et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de donner un très grand coup, et ce, même si je suis maintenant rendu à 50 ans. J’aime être à la tête d’une entreprise qui a des défis à relever et non pas une entreprise qui est sur le régulateur de vitesse. J’aime ça être un peu plus agressif et me mettre de la pression. C’est comme ça que l’on a du plaisir et que l’on peut célébrer nos réussites.

«Et tant que je vais avoir du plaisir, je vais continuer. Parce que ce n’est pas vrai que je vais prendre ma retraite ou vendre pour aller passer mes hivers en Floride pour arrêter et placoter. Je suis un hyperactif. S’il y avait eu du Ritalin quand j’étais jeune, c’est certain que l’on m’en aurait donné. Je carbure à l’action. Mais comme je dis à mes employés, ce qui fait que j’ai du plaisir, ce sont eux.»

Le président de Pièces d’Auto Transit ne le cache pas, le début de la crise de la COVID-19 a mis en doute non seulement sa décision de commencer son projet au printemps, mais sa confiance quant à l’avenir de son entreprise. Quand la crise a commencé, il a dû fermer son entreprise qui heureusement a été déclarée service essentiel quelques jours plus tard. Il a alors placé tous ses employés en télétravail. Mais son chiffre d’affaires a chuté de 70 %.

«Malgré ce coup dur, je ne voulais pas congédier des membres de mon personnel. Mon questionnement c’était: “Je fais quoi?” Mais je ne voulais prendre ma décision sur le moment présent parce que c’est certain que la situation allait évoluer. Si je l’avais prise à ce moment-là, ça aurait été non. J’ai donc regardé plus loin en me disant que les gens allaient recommencer à rouler et à faire réparer leur véhicule. On devait déjà louer des entrepôts pour entreposer du matériel. Retarder les travaux ne réglerait pas notre problème. Alors j’ai dit: “On continue! C’est là qu’on s’en allait. Go, on le fait!”»

Une phase au lieu de deux

À l’origine, les travaux d’agrandissement devaient permettre à Pièces d’Auto Transit de doubler la superficie de ses installations. Une phase deux de travaux devait avoir lieu dans quelques années, selon les plans élaborés. Après réflexion, la décision a cependant été de réaliser tous les travaux d’agrandissement en une seule fois.

«Deux phases, je trouvais ça difficile et lourd. Quand tu fais des travaux de cette envergure, tu dois continuer à diriger l’entreprise et t’occuper du chantier. Alors, on a décidé de procéder aux travaux en une seule phase, mais avec un plan d’action. On continuait à grossir organiquement avec nos clients actuels en rentrant plus de leurs lignes de produits, mais avec de nouvelles lignes de produits.

«Nous avons aussi depuis peu un nouveau créneau. Actuellement, nous vendons à des magasins de pièces d’auto qui revendent à des garages qui vendent aux consommateurs. On vend maintenant à des revendeurs qui sont sur le Web. J’ai investi beaucoup au cours des dernières années dans les technologues d’informations et je n’ai aucun regret. Pendant la COVID, c’est ce qui nous a aidés à ne pas perdre plus d’argent que nous en avons perdu.»

Outre l’agrandissement qui fera passer la superficie de l’entrepôt actuel de 50 000 pieds carrés à 150 000 pieds carrés, un édifice qui sera dorénavant chauffé et climatisé par géothermie, les travaux en cours mèneront aussi à l’automne 2021 à l’installation d’un système de robotisation qui permettra aux préposés aux commandes de se concentrer sur les commandes. Ils n’auront plus besoin de circuler dans l’entrepôt afin d’aller chercher les pièces commandées. C’est un robot qui le fera. Du coup, la productivité sera quintuplée.

«C’est clair que je ne pouvais pas tripler le nombre de mes employés si je triplais ma superficie, car on n’aurait plus été compétitifs. Il fallait être plus efficace. Et pour moi être plus efficace ce n’était pas avoir la broue encore plus dans le toupet et suer davantage. Pour moi, c’était moins bouger et produire plus.»

M. Guay a indiqué qu’il souhait tripler le chiffre d’affaires de Pièces d’Auto Transit d’ici cinq ans. L’agrandissement du siège social de Pièces d’auto Transit obligera l’embauche d’une centaine d’employés. Un défi à une époque où la main-d’œuvre est difficile à trouver. «Déjà, on est à moins quatre, moins cinq au niveau des employés à temps plein à l’entrepôt.»

Un atelier de mécanique pour les employés

Déjà reconnu pour offrir de bons avantages sociaux à ses employés, il avait acheté un terrain avec une cabane à sucre pour qu’ils puissent en profiter, le président a décidé de construire à même son nouvel entrepôt un garage où il sera possible pour les employés de faire faire l’entretien des véhicules comme les changements d’huile ou les changements de pneus.

«On a toutes les pièces. Alors, pourquoi ne pas en faire profiter aux employés? C’est tellement tannant d’aller au garage quand on travaille. Même moi, je vais en profiter. Alors, on va engager un mécanicien selon l’ouvrage qu’il y aura et il fera l’entretien et la mécanique des véhicules des employés pendant que ceux-ci travaillent. Et il y aura un petit lave-auto pour compléter le tout. J’ai vraiment tripé quand j’ai eu cette idée-là.»