Selon le directeur et président général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec, Pierre-Alexandre Blouin, les producteurs québécois ont tout intérêt à identifier leur produit. «Il y a une très grande sensibilité pour les aliments du Québec et les consommateurs sont au rendez-vous.»

Un coup de pouce pour les produits d’ici

Êtes-vous du genre à parcourir toutes les allées de l’épicerie en quête de produits ornant l’étiquette bleue et jaune «Aliments du Québec»? Au mois d’août, consommateurs aguerris, plus besoin de chercher. Le concours Les aliments du Québec dans mon panier donne lieu à une promotion originale et créative des produits québécois.

«C’est un concours où on met au défi les détaillants et les fournisseurs de rivaliser en termes d’originalité dans un marchandisage qui va mettre de l’avant un aliment du Québec», explique le directeur et président général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec, Pierre-Alexandre Blouin.

Ce concours permet de mieux identifier les produits québécois et de les faire connaître par un plus grand nombre de consommateurs. «On a plusieurs marques qui vont apposer le logo “Aliments du Québec” pour garantir qu’ils sont bien Québécois. Cependant, quand on arrive avec de plus petits producteurs, souvent, ils vont se fier au bouche-à-oreille et sur la confiance du client. On voulait accentuer l’identification des produits», souligne-t-il. 

Un autre aspect important du concours est de rendre les produits québécois plus accessibles. «De grandes entreprises nationales et de petits fournisseurs locaux sont souvent noyés dans la mer de promotions dans les commerces. Pendant toute la durée du concours, le produit choisi est le centre d’attention du magasin», indique M. Blouin. En plus de les mettre de l’avant, cette initiative permet de faire connaître de plus petites entreprises. «Si on crée une habitude chez le client, quand on maintient des activités autour d’un produit pendant une longue période, on risque de changer ses habitudes», soutient M. Blouin.

S’afficher, ça vend!

Selon Pierre-Alexandre Blouin, les producteurs québécois ont tout intérêt à identifier leur produit. «L’étude de la gestion de la marque de l’Université de Sherbrooke a montré qu’un produit identifié par “Aliments du Québec” va avoir une force de marque 2,8 fois plus forte qu’un produit qui n’est pas identifié», explique-t-il. C’est ce qu’il a constaté sur le terrain : depuis 2012, la première édition du concours, il y a des produits qui sont devenus beaucoup plus populaires. 

«Il y a eu plusieurs produits qui sont allés chercher jusqu’à 200 % d’augmentation de vente au mois d’août», se réjouit-il. Steve Lalande du Metro Plus Jean XXIII, l’un des gagnants du concours en 2012 et 2013, est du même avis. «Il y a une tendance : les gens aiment les produits locaux. Ce concours sert de tribune pour parler d’un produit et en 2012, cela a généré beaucoup d’augmentation de vente, parce que le produit qu’on avait était habituellement placé en tablette, et on lui a donné une place de choix pendant un mois», constate-t-il.

Consommateurs de plus en plus sensibles

Au Québec, 22 000 produits et 1200 entreprises sont identifiés «Aliments du Québec». «C’est un mouvement que l’on regarde comme Québécois et qui nous rend très fiers de nos produits. Il y a une très grande sensibilité pour les aliments du Québec et les consommateurs sont au rendez-vous», indique M. Blouin. Très heureux de ce concours, il espère que cela permettra au consommateur de faciliter leur geste d’achat. 

Pour participer au concours, les détaillants et les fournisseurs doivent respecter certains critères. Leurs entreprises doivent être Québécoises, le produit doit être référencé auprès d’Aliments Québec et ils doivent faire preuve d’originalité. Que ce soit sous la forme de dégustation, de services ou d’activité, il n’y a pas de recette gagnante. C’est celui qui est le plus original qui gagne, et qui bénéficiera de promotion de la part d’Aliments Québec. 

«Il y a des portraits qui vont être réalisés sur les gagnants. On va parler d’eux comme étant des experts de marchandisage et de mise en marché au Québec», soutient M. Blouin. Les participants ont jusqu’au 2 août pour s’inscrire, et M. Blouin souhaite qu’il y ait plus de 200 inscriptions cette année.