Lancé en pleine pandémie le printemps dernier afin de donner une vitrine aux entreprises québécoises, le Panier Bleu s’est donné un nouvel outil afin d’augmenter les ventes des commerçants de chez nous et de mieux répondre aux attentes des consommateurs à l’approche de la période des Fêtes.
Lancé en pleine pandémie le printemps dernier afin de donner une vitrine aux entreprises québécoises, le Panier Bleu s’est donné un nouvel outil afin d’augmenter les ventes des commerçants de chez nous et de mieux répondre aux attentes des consommateurs à l’approche de la période des Fêtes.

Un catalogue en ligne pour le Panier Bleu

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Lancé en pleine pandémie le printemps dernier afin de donner une vitrine aux entreprises québécoises, le Panier Bleu s’est donné un nouvel outil afin d’augmenter les ventes des commerçants de chez nous et de mieux répondre aux attentes des consommateurs à l’approche de la période des Fêtes. La plateforme offre un catalogue en ligne dans lequel sont actuellement offerts 500 000 produits vendus par près de 2000 entreprises.

«L’étape un du Panier Bleu c’était vraiment d’offrir un répertoire de commerçant», a indiqué M. Alain Dumas, directeur général du Panier Bleu. «Mais dès que nous l’avons lancé, la première chose que les gens nous ont demandé c’était d’avoir accès aux produits. On savait que l’on aurait cette demande, car nous sommes tous des consommateurs et nous magasinons souvent en ligne. Et les grands joueurs internationaux nous ont plus habitués à chercher plus les produits que les entreprises.»

M. Dumas a expliqué le Panier Bleu désirait de ramener le commerçant au cœur de la transaction. Il a ajouté que la mission de la plateforme était de promouvoir l’achat local et que c’est pour cette raison qu’il privilégiait le contact entre les commerçants et le consommateur. Ainsi, une personne qui cherchera un produit se verra proposer par le moteur de recherche tous les marchands offrant celui-ci sur leur boutique en ligne. Ce sera ensuite à l’acheteur de se rendre sur le site Web du commerçant afin de finaliser son achat.

«Ce que l’on veut privilégier c’est le contact et le relationnel avec le marchand. La mission du Panier Bleu c’est de promouvoir l’achat local, ce n’est pas de promouvoir le Panier Bleu.»

Lancée en version bêta, le catalogue du Panier Bleu a été réalisé en partenariat avec la firme Lightspeed, une entreprise québécoise qui développe depuis 15 ans des technologies afin de doter les PME des outils nécessaires à leur réussite. Depuis jeudi, tous les commerçants québécois utilisant les solutions Lightspeed, ainsi que d’autres plateformes du même type, peuvent voir leur produits être affichés directement sur le Panier Bleu.

«Ce que nous avons présenté aujourd’hui (jeudi), c’est la première phase du catalogue parce que nous voulions nous positionner pour le temps des Fêtes. Surtout que cette année, avec la pandémie, le commerce en ligne risque d’être très important. Et nous voulions offrir une destination aux gens qui désiraient encourager les commerçants québécois. On a une feuille de route de fonctionnalités pour amener de plus de produits et de commerçants, mais aussi d’intelligence derrière ça.»

M. Dumas ne l’a pas caché, il souhaite, grâce au nouveau catalogue du Panier Bleu, détourner la clientèle des plateformes internationales pour lui donner, si elle veut vraiment encourager un marchand québécois, une interface ou les marchands qui lui apparaîtront seront de chez nous. 

«Bien des commerçants qui se sont créé des sites de E-commerce. Mais c’est très difficile pour eux de se faire voir. Dans l’univers des Google de ce monde, par exemple. C’est très difficile pour eux de sortir avec une certaine pertinence. Ils n’ont pas de visibilité sur l’autoroute électronique.»

Commerce de proximité

Avec la pandémie qui s’éternise, il y a fort à parier que plusieurs choisiront de faire leur magasinage en ligne cette année. Déjà, on parle de ventes records. Et les compagnies faisant la livraison de colis, qu’elles soient publiques ou privées, risquent d’être débordées. Dès la fin du mois de novembre, les commerçants qui apparaîtront en premier à la suite d’une recherche dans le catalogue du Panier Bleu seront ceux qui offriront du commerce électronique, mais aussi qui permettront la cueillette en magasin.

«Cette initiative permettra de privilégier le commerce de proximité. C’est quelque chose qui est différent de l’achat local, mais qui est aussi important. Oui on veut favoriser l’achat québécois, mais on désire aussi conserver la vitalité des quartiers et des rues commerciales.»

Parlant des commerçants qui n’offraient pas de commerce électronique, M. Dumas a indiqué que le Panier Bleu ne les laissait pas tomber. Une campagne d’achats du temps des Fêtes sera lancée. Elle sera aussi physique dans les commerces afin de permettre aux commerçants qui n’ont pas de boutique en ligne de s’afficher comme marchands québécois. La campagne s’adressera aux personnes qui veulent continuer à fréquenter les commerces des artères commerciales et des centres commerciaux.

M. Dumas a conclu en disant que son objectif était que le catalogue du Panier Bleu offre, à la mi-novembre, plus de 2 000 000 de produits. Il a ajouté qu’il aimerait doubler le nombre de marchands et le voir passer à plus de 3000.