Le stérilisateur Sterizone 125L+ est le produit vedette de TSO3.

TSO3 met à pied près de la moitié de ses employés

Entreprise de Québec spécialisée dans la fabrication d'équipements de stérilisation pour les hôpitaux, TSO3 va mettre à pied près de la moitié de ses 65 employés d'ici le 12 mars prochain. Les premiers licenciements ont été annoncés mercredi matin; les autres s'effectueront graduellement au cours des deux prochains mois.
Et il n'est pas impossible qu'une deuxième vague de licenciements vienne secouer les murs de la compagnie de la rue Dalton et emporte avec elle un nombre plus important de techniciens, de professionnels et d'employés de production.
Le sort de la société publique est entre les mains de la US Food and Drug Administration
«Nous sommes en attente des approbations réglementaires nécessaires à la commercialisation de notre stérilisateur Sterizone 125L+ sur le territoire américain», a expliqué au Soleil le vice-président des finances et chef de la direction financière de TSO3, Benoît Deschamps. 
Le stérilisateur Sterizone 125L+ (photo)est le produit vedette de TSO3. Plutôt que de recourir à l'oxyde d'éthylène ou au peroxyde d'hydrogène pour stériliser les instruments médicaux et diagnostiques dans les hôpitaux, la technologie développée à Québec utilise l'ozone, un procédé plus vert et moins coûteux, selon la compagnie.
Il y a déjà au moins trois ans que TSO3 a déposé sa demande d'autorisation à la FDA qui doit s'assurer que l'usage du produit n'est pas dangereux pour le public. «Nous n'avons aucun contrôle sur le temps que peut prendre l'autorité réglementaire à faire l'analyse de notre dossier», a indiqué M. Deschamps. «Nous avons eu de multiples échanges avec les représentants de la FDA. Nous répondons à toutes leurs demandes d'information. Nous ne pouvons guère faire plus que ça.»
Ce qui pose un problème, c'est qu'aucun revenu - ou presque - n'entre dans les coffres de TSO3 pendant l'interminable attente. Au troisième trimestre de son exercice financier 2013, TSO3 a enregistré des revenus d'à peine 43 000 $. Sa perte nette affichait 1,9 million $. Au cours de l'exercice financier 2012, TSO3 a affiché une perte de 5,8 millions $. Ses ventes ont totalisé 1,6 million $.
«Chaque mois, nous brûlons trois quarts de million de dollars. Avec 11,3 millions $ en liquidité et en banque au 31 septembre et des revenus pratiquement inexistants, nous nous demandions comment nous allions être en mesure nous rendre au début de l'année 2015 au rythme où allaient les choses», a fait remarquer Benoît Deschamps. «Nous avons donc décidé d'agir dans le but de nous accorder le plus de temps possible pour en arriver à obtenir l'autorisation de vendre notre produit aux États-Unis.»
Rappel possible
La compagnie pourrait rapidement rappeler ses travailleurs mis à pied si la bénédiction de la FDA finissait par arriver dans les prochaines semaines. Les employés licenciés seront-ils encore disponibles compte tenu de l'effervescence du marché de l'emploi à Québec? «Ça se pourrait bien qu'ils ne soient plus là au moment où nous aurons besoin d'eux», convient le grand argentier de TSO3.
À la Bourse de Toronto, le titre de TSO3 (TSX : TOS) a terminé à 64 ¢, en baisse de 9 ¢.