«On ne va pas investir dans un deuxième bateau si on n’en a pas besoin», a laissé entendre mercredi soir le premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Trudeau ne promet rien à la Davie

Le premier ministre Justin Trudeau n’a rien donné comme espoir à court terme pour les travailleurs du chantier maritime Davie, à Lévis, alors que le compte à rebours achève avant les prochaines mises à pied.

Dans une entrevue de fin d’année à TVA Nouvelles, diffusée mercredi soir, M. Trudeau a affirmé que les choix se devaient d’être «basés sur les besoins des Forces armées».

«On ne va pas investir dans un deuxième bateau si on n’en a pas besoin. [...] On ne va pas rouvrir la Stratégie [nationale] de construction navale, ça, ç’a été des décisions prises par un ancien gouvernement», a affirmé le premier ministre.

«Il y a toujours des opportunités pour les chantiers avec des travailleurs de qualité. Il y a d’autres investissements à venir», a-t-il tout de même répondu à une question sur les emplois au chantier maritime de Lévis, sans donner plus de détails.

La semaine dernière, des représentants du chantier, des travailleurs et des partis politiques provinciaux et fédéraux se sont unis pour demander au gouvernement Trudeau de cesser de faire la sourde oreille et de procéder à une annonce maintenant, pas dans six mois.

Au plus fort des activités au chantier maritime de Lévis, de 1200 à 1400 travailleurs s’y affairaient, il y a cinq ans. Après Noël, ils ne seront plus que 250, selon Réjean Guay, président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon, affilié à la CSN.

Les employés travaillaient tout récemment sur le navire Asterix pour la marine canadienne. Et après, c’est l’incertitude quant aux emplois, ont déploré les représentants du chantier et des élus.