Le premier ministre Justin Trudeau a demandé au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker d'appliquer provisoirement, «le plus tôt possible», l'accord de libre-échange (CETA) entre le Canada-UE.

Trudeau demande à l'UE d'appliquer provisoirement le CETA

Le premier ministre Justin Trudeau a demandé au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker d'appliquer provisoirement, «le plus tôt possible», l'accord de libre-échange (CETA) entre le Canada-UE, a-t-on appris mercredi auprès de ses services.
«Le premier ministre Trudeau a vivement recommandé que l'accord soit appliqué de manière provisoire le plus tôt possible afin que ses retombées puissent se concrétiser» pour tous les partenaires concernés, selon le compte-rendu de la conversation téléphonique entre les deux dirigeants.
Voté par les parlements canadien et européen, l'Accord économique et commercial global (AECG, ou CETA pour son acronyme anglais) pourrait entrer en vigueur prochainement même si tous les pays membres de l'Union européenne ne l'ont pas encore ratifié.
MM. Trudeau et Juncker ont parlé des «prochaines étapes» pour cette mise en application du CETA.
Lundi, un diplomate européen avait estimé sous couvert d'anonymat que l'entrée en vigueur de l'accord était «une question de semaines», avec des détails à régler comme la répartition des types de fromages dans le total du quota notifié à l'accord.
Justin Trudeau justifie une application provisoire rapide par «le rôle important que jouera l'AECG en augmentant les emplois, en renforçant les relations économiques et en favorisant de nouveaux débouchés» pour les entreprises des deux côtés de l'Atlantique.
MM. Juncker et Trudeau partagent «le même enthousiasme pour l'AECG, un accord de libre-échange progressiste», selon le compte-rendu de leur conversation.