Les skieurs du Massif de Charlevoix auront droit ce samedi à la Fête du Grand Duc, puis, le 5 avril, à une fête où la musique reggae sera à l'honneur.

Trois millions pour promouvoir l'hiver québécois à l'étranger

Les organismes étatiques de promotion touristique poursuivent leur offensive pour vendre la neige et la froidure de la Capitale-Nationale. Presque 3 millions $ seront ainsi décaissés au cours de l'hiver pour des offensives publicitaires, des fonds puisés principalement dans le gousset gouvernemental.
<p>Frédéric Sujobert, directeur général du Massif et Daniel Rochon directeur général et vice-président du Mont Sainte-Anne et de Stoneham</p>
L'industrie touristique régionale s'est donné pour objectif de positionner la capitale et ses alentours comme destination de choix durant les mois plus frisquets. On investit donc gros afin d'accroître les parts de marché, explique le directeur général de l'Office du tourisme de Québec (OTQ), André Roy.
La campagne 2014-2015 jouit d'un budget de 2,8 millions $, dont la part du lion est versée par l'Office, soit 1,8 million $. Tourisme Charlevoix et le gouvernement québécois sont aussi dans le coup. Contributions publiques majeures auxquelles s'ajoutent quelques investissements privés en provenance, entre autres, des stations de ski.
Une partie de la stratégie communicationnelle a été dévoilée mardi, en conférence de presse. Trois des principales stations de ski de la région de la Capitale-Nationale unissent leurs forces pour faire de l'oeil aux touristes à la recherche d'une montagne. Se joignent à eux plusieurs lieux d'hébergement afin d'offrir des forfaits d'activités de quelques jours.
Le Massif de Charlevoix d'un côté ainsi que le Mont-Sainte-Anne et la station Stoneham de l'autre font donc front commun pour s'attaquer au marché compétitif des voyages de ski. Soutenues par les organismes gouvernementaux, les deux entreprises adverses proposent maintenant un billet valide autant chez l'un que chez l'autre. Il faudra toutefois obligatoirement joindre une nuitée dans un hôtel ou une auberge afin d'acheter ce produit. 
Faut-il percevoir dans ce «partenariat» une fusion tacite du Massif de Charlevoix avec le Resort of Canadian Rockies, propriétaire de six stations au Canada dont le Mont-Sainte-Anne et Stoneham? «Absolument pas», tranche le directeur général de la montagne au Massif, Frédéric Sujobert. «C'est une mise en commun d'énergie.»
Les entreprises «s'associent», investissent conjointement, pour se démarquer, dit-il. «La compétition est féroce partout.» Et les produits hivernaux, parfois «un peu» dispendieux, nécessiteraient des efforts publicitaires d'envergure.
Le directeur général et vice-président du Mont-Sainte-Anne et de la Station touristique Stoneham, Daniel Rochon, souligne que les amateurs de ski de l'étranger restent de moins en moins longtemps chez nous. Il y a quelques années, le séjour variait entre cinq et sept nuitées. La moyenne tourne maintenant autour de deux ou trois jours.
Les deux entreprises ont donc décidé d'unir leurs forces pour sortir du lot sur les marchés extérieurs. Montréal, l'Est ontarien ainsi que le Nord-Est étatsunien seront ciblés.
Club Med: «Ce n'est pas encore réglé»
Alors, le Club Med va-t-il finalement annoncer qu'il s'installe à Petite-Rivière-Saint-François? «Je ne peux pas vous répondre parce que je ne le sais pas.» Frédéric Sujobert, directeur de la montagne au Massif, participe aux négociations. Mardi, il a refusé de s'avancer malgré les nombreux signes laissant présager une annonce. «Ce n'est pas encore réglé. On travaille fortement à faire aboutir ce projet-là. [...] Il n'y a jamais rien qui est dans la poche.» Si le dossier obtient les autorisations d'usage, un hôtel de 300 chambres pourrait pousser sur la montagne. «C'est majeur. C'est un très gros investissement.»