L’équipe de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, dans l’ordre, François-Olivier Côté, Andreea Milasan et Lucie Lahaye.

Trois étudiants de l’Université Laval couronnés aux Global Business Challenge

Trois étudiants de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) de l’Université Laval ont fait un tabac en Australie en remportant, il y a une dizaine de jours, une compétition internationale d’études de cas en administration des affaires.

En ronde finale, l’équipe R-Evolution, formée d’Andreea Milasan, Lucie Lahaye et François-Olivier Côté, a damé le pion à des concurrents provenant d’écoles de gestion hautement prestigieuses des États-Unis, de l’Allemagne, de l’Inde et de Singapour.

Les trois étudiants inscrits à la maîtrise en administration des affaires ont empoché la somme de 25 000 $. Ils recevront, en plus, un montant additionnel de 75 000 $ pour la mise en application de leur plateforme appelée Living technology together.

Le Global Business Challenge se tient à Brisbane en Australie. Il s’agit d’une initiative de trois institutions universitaires : Queensland University of Technology, University of Queensland et Griffith University. 

Chaque année, des étudiants sont conviés à présenter des études de cas en administration des affaires à partir d’un thème général. Au menu cette année : les villes intelligentes. 

134 équipes

La compétition réunissait 134 équipes représentant 57 universités provenant de 25 pays.

Leur mission était de développer, à l’aide de technologies intelligentes et de nouveaux modèles d’affaires, des solutions originales et durables pour améliorer le bien-être des personnes vivant en milieu urbain.

«Au départ, on nous demandait de présenter, dans un essai de cinq pages, un aperçu de notre solution», explique François-Olivier Côté. «Nous avons été retenus pour la grande finale qui se tenait à Brisbane avec six autres équipes.»

Sur place, les finalistes avaient 36 heures pour pondre une étude de cas d’une cinquantaine de pages à partir de critères établis. Il s’en suivait une présentation orale devant un panel d’experts triés sur le volet.

«À cause des fortes pluies qui balayaient la région de Montréal, notre vol vers l’Australie a été retardé. Nous sommes arrivés à destination en retard. Avec le décalage horaire et un vol de 15 heures dans le corps! Je pense que je n’ai pas dormi plus de deux ou trois heures durant ce marathon de 36 heures», raconte M. Côté.

La clé du big data

Avec ses collègues Andreea Milasan et Lucie Lahaye, François-Olivier Côté s’est attardé à la problématique vécue par les villes au moment de l’implantation de solutions technologiques intelligentes visant à faciliter la vie des citoyens.

«Nous proposons une plateforme stratégique pour aider les gestionnaires municipaux à gérer ces solutions et à utiliser les données disponibles sur les utilisateurs, et ce, dans un souci de saine gouvernance», résume M. Côté. «Nous leur fournissons, en quelque sorte, la clé leur permettant d’accéder au big data.»

Pour les trois étudiants de la FSA qui ont aussi proposé un modèle d’affaires et un plan de commercialisation internationale de leur plateforme, l’histoire ne s’arrête pas en Australie.

«C’est bien simple, les fonds de capitaux de risque courent après nous depuis notre passage au Global Business Challenge. Je pense que l’on a un bon produit entre les mains», affirme François-­Olivier Côté en se croisant les doigts bien fort.

Au moment de l’entrevue avec Le Soleil, les coéquipières de François-Olivier Côté séjournaient encore au pays des kangourous afin de prendre un peu de repos et du bon temps. «J’espère qu’elles ne sont pas en train de flamber notre 25 000$!» s’inquiétait-il. À la blague, évidemment.