Les travaux d’un an au Hilton Québec auront pour conséquence de diminuer le nombre de chambres disponibles à Québec.

Travaux majeurs au Hilton: une «bonne nouvelle» malgré la fermeture

L’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ) et l’Office du tourisme de Québec voient d’un très bon œil les travaux majeurs du Hilton en 2020 malgré la perte de 571 chambres pendant un an et la mise à pied d’environ 400 employés.

Selon les deux organisations, c’est toujours «une bonne nouvelle» lorsqu’un hôtel d’envergure comme le Hilton décide d’investir dans des rénovations. Les travaux auront pour conséquence de diminuer le nombre de chambres disponibles à Québec. Une situation facilement gérable pour le directeur des communications de l’Office du tourisme de Québec, Éric Bilodeau. «Dans le secteur, il y a plusieurs hôtels qui peuvent accueillir les clients du Hilton, ainsi qu’à Sainte-Foy. On ne manque pas d’offres et c’est rare qu’on manque de chambres parce que tous les hôtels sont pleins», a-t-il expliqué.

Le président de l’AHRQ, Étienne Breault, estime quant à lui que le nombre de congrès ne diminuera pas, d’autant plus que plusieurs projets hôteliers sont sur la table pour les prochaines années. 

Des employés inquiets 

Les employés du Hilton Québec ont appris mardi leur mise à pied en 2020 le temps des travaux. M. Breault ne s’inquiète pas de cette situation avec la pénurie de main-d’œuvre qui frappe de plein fouet le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. «Ceux qui veulent travailler trouveront facilement du travail, les autres hôtels vont être contents d’engager de la main-d’œuvre qualifiée, les besoins sont énormes», a-t-il affirmé.

Du côté du syndicat des travailleurs du Hilton affilié à la CSN, le son de cloche est un peu différent et on regarde ce qui a été fait au Reine Elizabeth à Montréal, qui avait également fermé pendant un an pour des travaux majeurs entre 2016 et 2017. «L’employeur nous a dit qu’il n’y aurait pas de diminution de personnel et que tout le monde sera réembauché après les travaux, mais en attendant on ne connaît pas le taux du chômage et la durée», a mentionné la présidente du syndicat, Louise Jobin.

De nombreux employés ont donc des questions sur leur avenir et s’ils vont être reclassés et de quelle manière.