Au cours des trois prochaines années,AddÉnergie vise une croissance de ses volets développement des solutions et développement commercial, un projet de 30 millions $.

Transport électrique: important appui à AddÉnergie

Afin d’augmenter sa capacité de production, l’entreprise de bornes de recharge AddÉnergie se voit octroyer une aide financière de 4,5 millions $ du gouvernement du Québec, en plus des 1,5 million $ du gouvernement Trudeau.

Au cours des trois prochaines années, l’entreprise vise une croissance de ses volets développement des solutions et développement commercial, un projet de 30 millions $.

«C’est l’entrée sur le marché américain qui demande le plus de capitaux», affirme Louis Tremblay, président et chef de la direction d’AddÉnergie, avant d’ajouter qu’il a l’ambition de recréer un réseau aussi important aux États-Unis qu’au Canada.

Ce montant permettra de créer un total de 130 emplois au cours des trois prochaines années pour l’entreprise, dont 80 au siège social et centre des opérations à Québec et 50 à l’usine de production installée à Shawinigan, dont la superficie pourrait passer de 25 000 pieds carrés à 45 000 pieds carrés.

«Les opportunités sont de plus en plus grandes, donc il faut être capable de livrer les contrats, il faut s’assurer qu’on a une usine qui est capable de prendre les gros contrats, de s’assurer qu’on a des gens qui sont capables de développer, d’opérer à la croissance, donc cette nouvelle ronde, avec la Caisse et les gouvernements, tombent à point», poursuit-il.

Avec cet investissement, «nous souhaitons ainsi favoriser l’électrification des transports et assurer le développement de la filière industrielle liée à ce secteur en effervescence et hautement stratégique. C’est en soutenant des projets comme celui d’AddÉnergie que nous y arriverons», a fait savoir le ministre des Transports, François Bonnardel, par voie de communiqué.

De son côté, Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles du Canada, a affirmé que «le gouvernement du Canada est fier d’appuyer des projets comme celui d’AddÉnergie, qui permettent de développer une expertise canadienne et de démontrer de nouvelles technologies innovantes en matière d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques».

Fondée en 2009, AddÉnergie fabrique des bornes de recharge pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables pour les secteurs public, résidentiel et commercial.

Cet argent permettra également à l’entreprise de mettre au point une nouvelle génération de bornes de recharge électrique et développer de nouvelles fonctionnalités pour son logiciel de gestion de bornes de recharge.

«C’est un milieu ultra compétitif, vous pouvez l’imaginer, c’est un nouveau marché — on a commencé notre entré sur le marché américain dans la dernière année — donc le besoin de capitaux pour faire croître le pouvoir commercial, autant au niveau développement d’affaires, les ventes, le marketing et également d’accroître notre équipe de développement de produits et logiciels, devient important», explique M. Tremblay.

Comptant plus de 13 000 bornes de recharge dans son réseau Flo, AddÉnergie espère franchir les 100 000 bornes d’ici les trois prochaines années.

10 superstations de recharge

Fournisseur pour le Circuit électrique d’Hydro-Québec, AddÉnergie participera au déploiement accéléré de bornes partout à travers la province dévoilé mercredi. Ressources naturelles Canada (RCan) avancera 5 millions $ à Hydro-Québec pour l’aider à financer l’implantation d’une centaine de bornes rapides au Québec. Cette somme provient du programme d’infrastructure pour la recharge rapide de RCan et le ministère fédéral a retenu trois projets du Circuit électrique. 

Ces trois projets consistent à installer 10 superstations de recharge de quatre bornes et à déployer 40 bornes rapides à courant continu (BRCC) sur la rive-nord et 20 bornes rapides sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent.

M. Tremblay affirme ne pas être inquiet d’avoir des commandes pour le Circuit électrique. «On était bien content de la nouvelle de Mme [Catherine] McKenna et de Mme [France] Lampron», respectivement ministre fédérale de l’Environnement et directrice Électrification des transports chez Hydro-Québec, dit-il.

Cette annonce va dans la foulée de l’adoption de la loi favorisant l’établissement d’un service public de recharge rapide pour véhicules électriques, en juin dernier à l’Assemblée nationale. Cette nouvelle loi autorise la société d’État à financer l’installation de nouvelles BRCC à partir des revenus tirés de l’augmentation des ventes d’électricité attribuables aux recharges de véhicules électriques, notamment à la maison. Hydro-Québec promet que ce sera sans impact sur les tarifs d’électricité.

L’objectif qu’Hydro-Québec s’est fixé est de mettre en service 1600 bornes de recharge rapides d’ici 10 ans. Déjà 22 nouvelles BRCC ont déjà été activées depuis le début de l’année et une centaine d’autres le seront en 2019. La nouvelle stratégie d’Hydro-Québec est aussi d’étendre le réseau dans les secteurs moins bien desservis, comme la Mauricie, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’Abitibi-Témiscamingue.

«Appuyer Hydro-Québec dans ses projets d’expansion d’électrification des réseaux de transport routier du Québec est essentiel pour accélérer nos efforts vers un avenir propre. Hydro-Québec est un partenaire important qui nous mènera vers un avenir à faibles émissions polluantes et qui stimulera une économie axée sur l’énergie propre, nous incitant à faire des choix intelligents en matière de transport tout en créant des emplois durables et de qualité au Québec et ailleurs au Canada», a déclaré Amarjeet Sohi, ministre des Ressources naturelles du Canada, lors de l’annonce de l’aide financière au Salon de l’auto de Montréal, mercredi matin.

«Pour assurer le succès de l’électrification des transports au Québec, il devenait essentiel d’accélérer le développement de notre réseau de recharge rapide. Notre volonté est de bien répondre aux besoins des conducteurs de véhicules électriques qui nous ont demandé plus de bornes rapides et de rassurer les futurs acheteurs quant à la disponibilité de notre réseau», a ajouté Mme Lampron. Avec Paul-Robert Raymond